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Le Dr Arruda donne un peu d'espoir aux aînés qui s'ennuient de leurs petits-enfants

Le Dr Arruda en conférence de presse.

Le Dr Horacio Arruda réfléchit à la possibilité de permettre le déconfinement des personnes âgées dans les « zones froides ».

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Les grands-parents qui rêvent de retrouver leurs petits-fils et leurs petites-filles pourront peut-être voir leur vœu exaucé bientôt.

Interrogé sur le déconfinement des aînés dans les zones froides du Québec (c'est-à-dire les régions à l'extérieur du Grand Montréal et où le taux d'infection est moins élevé), le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, a confirmé jeudi lors de la conférence de presse quotidienne du gouvernement Legault qu'une réflexion était en cours à ce sujet.

Québec prépare un plan de match à être dévoilé dans les prochains jours, a-t-il avoué.

Les personnes âgées devront toutefois patienter encore un peu. On va vous revenir avec des consignes au cours des prochains jours, mais il est encore trop tôt maintenant, dans une période de déconfinement qui pourrait être interprétée un peu n'importe comment, pour le faire, a expliqué le Dr Arruda.

C'est le directeur de santé publique en Estrie, Alain Poirier, qui a jeté un pavé dans la mare, mercredi, en affirmant, lors d'une entrevue accordée à des médias régionaux, que le temps était venu de déconfiner les gens de 70 ans et plus qui ne sont pas atteints de la maladie causée par le nouveau coronavirus.

Je pense aussi qu'il faut regarder ça, particulièrement peut-être dans les zones qui sont froides, comparativement avec ce qui se passe à Montréal, a déclaré jeudi le Dr Arruda, qui s'est dit très conscient des problèmes que ça entraîne, entre les familles [et] par rapport aux parents.

Les RPA s'inquiètent aussi

Le Dr Poirier n'est pas le seul à penser qu'il faudra bientôt poser un geste pour permettre aux personnes âgées de respirer un peu : les propriétaires des résidences privées pour aînés (RPA) sont également préoccupés par la détresse psychologique que vivent leurs locataires.

Tout comme les occupants des CHSLD, les résidents des RPA sont contraints de rester chez eux et ne peuvent être autorisés à sortir que s'ils sont accompagnés. Pourtant, la grande majorité de ces établissements ont échappé à toute éclosion de COVID-19 jusqu'à maintenant.

Avec le déconfinement graduel du reste de la société, notamment la réouverture des commerces et des écoles, le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) demande donc au gouvernement de donner un peu de lest à ses locataires.

On ne peut les garder à l'intérieur jusqu'en septembre, impossible!, a déclaré son président Yves Desjardins en entrevue avec La Presse canadienne. Il faut être proactif, et non pas attendre et finir par avoir de la désobéissance et des aînés qui sortent malgré tout. Maintenant, il faut y aller avec parcimonie, avec des mesures applicables, réelles, concrètes.

Plus largement, la santé publique recommande aux aînés de rester à l'intérieur autant que possible, puisque ceux-ci sont particulièrement vulnérables à la COVID-19. Au Québec, les personnes âgées de 60 ans et plus représentent à elles seules 97,3 % des décès, alors qu'elles ne constituent que 42,6 % des malades et 26,5 % de la population en général.

Avec les informations de La Presse canadienne

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