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Les garderies d’urgence peinent à trouver assez d’employés

Trois enfants non-identifiés d'âge préscolaire jouent ensemble avec des camions-jouets dans un service de garde.

L'Ontario a étendu la liste des travailleurs essentielles pouvant envoyer leurs enfants aux garderies d'urgence.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Jean-Loup Doudard

Alors que l’Ontario étend la liste des travailleurs dont les enfants peuvent se rendre aux garderies d’urgences, certains établissements doivent se tourner vers des étudiants pour fournir ce service essentiel.

Trente-sept garderies additionnelles partout en province ouvriront pour subvenir aux besoins des travailleurs essentiels.

Mais certaines garderies avaient déjà du mal à trouver suffisamment de personnel pour assurer ces services aux travailleurs de la santé.

À Kapuskasing, le centre éducatif Rayon de Soleil a d’abord mis à pied tout son personnel lors de la déclaration d’urgence sanitaire.

Mais quand l’établissement a rouvert pour les travailleurs de la santé et les premiers répondants, seules 2 employées sur 28 ont répondu à l’appel.

Je comprends à 100 pour cent d’où ils viennent : ils ont des familles et des enfants dont il faut qu'ils s'occupent à la maison.

Ann Parker, directrice régionale au Centre éducatif Rayon de Soleil de Kapuskasing

Il a fallu que j'aille chercher d'autres personnes, des personnes qui n’ont pas d'enfants, qui reviennent de l'école, dit Ann Parker.

Le conseil d'administration des services sociaux du district (CASSD) de Nipissing se tourne également vers les étudiants pour pourvoir les postes manquants sur son territoire.

Le CASSDN invite les travailleurs de la petite enfance à s’inscrire à un registre en ligne pour faciliter le processus de recrutement.

Des enfants jouent autour d'une table dans un lobby d'aréna, entouré de trophées de hockey.

Afin de donner suffisamment d'espace aux enfants, la garderie de Walden a déménagé à l'aréna de Lively.

Photo : CBC / Erik White

Le besoin est d’autant plus criant, car les quarts de travail des travailleurs essentiels peuvent s’étaler sur toute la journée, ou toute la nuit.

Ces services indispensables ne peuvent pas être étendus avant qu’il n’y ait plus de travailleurs de la petite enfance qui accepte de participer à ces programmes, dit le CASSDN dans un communiqué de presse.

Le YMCA compte ouvrir trois nouvelles garderies dans le district de Nipissing, y compris une à Sturgeon Falls, ce qui nécessitera 50 employés de plus.

Les nouveaux protocoles de prévention des infections à la COVID-19 dans les garderies sont sévères, avec raison selon Ann Parker.

On ne veut pas transmettre la maladie aux enfants, ou à notre personnel.

Ann Parker, directrice régionale au Centre éducatif Rayon de Soleil de Kapuskasing

Tous les gens qui passent la porte d’entrée de la garderie doivent se soumettre à un dépistage et le matériel d’apprentissage des enfants doit être constamment nettoyé, dit-elle. Tout cela nécessite plus de personnel.

Une femme sourit assise dans son bureau.

Ann Parker a tenu à rouvrir la garderie pour subvenir aux besoins de sa communauté.

Photo : Jean-Loup Doudard

Or, il ne peut pas y avoir plus de 50 personnes dans une garderie. Jusqu’à 28 enfants à la fois peuvent être dans une même pièce en respectant les consignes de distanciation physique.

Dans le district de Cochrane, les employés manquent également, mais la demande n’est pas encore suffisante pour mandater un appel à tous, indique le directeur du CASSDC, Brian Marks.

Les quatre garderies gérées par le YMCA de Timmins continuent d’accueillir de nouveaux enfants, malgré un manque de personnel.

Il y a des employés immunodéprimés, ou qui ont 3 enfants, ce genre de choses, explique la gérante Natasha Skinner.

Elle demeure toutefois certaine qu’il y aura suffisamment de personnel pour subvenir aux besoins de tous les travailleurs essentiels d’ici la semaine prochaine.

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