•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Voici à quoi pourrait ressembler l’école de votre enfant en Abitibi-Témiscamingue

Une classe en Allemagne

La réouverture des classes dans les écoles primaires implique de nombreux changements.

Photo : Reuters / Kai Pfaffenbach

Les commissions scolaires et tout le personnel des écoles de la région s’activent afin de trouver des solutions pour un enseignement de qualité et amusant tout en respectant les règles de la Santé publique. Un défi de taille.

Au moment de réintégrer leurs classes, les enfants ne retrouveront pas l’école telle qu'elle était lorsqu’ils l’ont quittée en mars dernier.

On est en train de réinventer l’école, il faut la revoir de A à Z, souligne d'entrée de jeu le directeur général de la Commission scolaire de Rouyn-Noranda, Yves Bédard.

Classes réduites

À la Commission scolaire de Rouyn-Noranda, le personnel a réalisé qu’il serait impossible de respecter la distanciation sociale dans une classe de 15 élèves. Les classes se limiteront plutôt à 10 élèves.

Une situation qui signifie qu’il faudra trois fois plus de classes et presque trois fois plus d’enseignants. Des professeurs du secondaire et des spécialistes seront vraisemblablement appelés en renforts.

Tous les espaces communs ne seront pas utilisés, donc les gymnases, les bibliothèques peuvent devenir des classes, envoyer des élèves dans les écoles secondaires est également fortement envisagé en ce moment, explique Yves Bédard.

On ne peut pas dire que c’est simple, c’est une gymnastique importante, ajoute Yves Bédard, d’autant plus que 100 membres du personnel ont fait savoir qu’ils ne seraient pas disponibles pour le retour en classe en raison de problèmes de santé.

Des enfants sont assis en classe à bonne distance les uns des autres.

Des écoliers prennent leur dîner dans une école publique de Randers, au Danemark, où les écoles ont ouvert leurs portes à nouveau le 15 avril 2020.

Photo : Getty Images / BO AMSTRUP

Les autres commissions scolaires de la région n’ont pas répondu à nos demandes d’entrevue. Nous avons toutefois pu apprendre que le ratio de 15 élèves par classe semble être maintenu pour l’instant dans certaines écoles de la région.

La présidente du Syndicat de l'enseignement en Abitibi-Témiscamingue, Hélène Lambert, se dit en accord avec le ratio de 15 élèves, à condition que le 2 mètres de distance minimale soit respecté.

Ils bougent ces enfants, on ne peut pas leur demander de rester assis de 8 h à 15 h 30 à leur place et d’assimiler l’enseignement sans bouger. Il faut penser que dans la journée il va y avoir des déplacements aussi [dans les classes], lors des pauses, l’heure du dîner. Donc, si les directions peuvent me démontrer que tout ça est possible en respectant le 2 mètres je n’ai pas de problème, affirme Hélène Lambert.

Les parents devront aussi décider si leur enfant retourne à l’école, mais sans savoir qui lui enseignera pour le reste de l’année scolaire.

Il faut que les parents et les enfants comprennent que le retour à l’école, ce n’est pas nécessairement avec tes amis et pas nécessairement avec l’enseignant(e) que vous aviez au mois d’août. Ils ne pourront pas être plus de 10, alors je prends un groupe de 24, on a deux groupes de 10 et un groupe de 4 qui sera greffé à d’autres enfants. Dans les faits, tu as une chance sur 3 d’avoir l'enseignante que tu avais au début de l’année, affirme Yves Bédard.

Les déplacements seront aussi beaucoup moins nombreux dans les écoles. Les enfants vont notamment dîner dans leurs classes, et seuls les repas froids seront autorisés.

Les élèves vont arriver le matin, vont rentrer dans leur classe et ils vont rester dans leur classe, affirme Yves Bédard.

Les enfants ne pourront évidemment pas demeurer assis à leur bureau toute la journée. Les dirigeants des écoles tentent de trouver des solutions pour aller à la récréation, mais tout en respectant la distanciation sociale.

On ne peut pas utiliser les modules ni avoir de jeu de contacts. Vous savez, les cours de récréation c’est un milieu de vie où on se chamaille, on joue à la tag, on joue au soccer, au ballon-chasseur. Toutes ces activités ne seront pas permises, alors faut trouver une façon pour faire bouger les jeunes, explique Yves Bédard.

Des enseignant(e)s munies de masque?

Bien que le premier ministre ait mentionné que les enseignants et enseignantes ne devraient pas avoir à porter le masque, il semble que plusieurs en porteront un.

Leur syndicat milite en ce sens. Le volet hygiène inquiète nos enseignants en ce moment. On aimerait avoir des masques, des désinfectants, certains pourront aussi exiger la visière dépendamment du type de groupe avec qui ils vont travailler, mentionne Hélène Lambert.

Il est d’ailleurs prévu que les enfants devront se laver les mains très fréquemment au cours de la journée, et dès leur entrée à l’école.

Le transport scolaire ne sera pas disponible pour tout le monde

Le transport scolaire représente aussi une problématique importante. En raison des règles de distanciation sociale, seulement 12 élèves pourront entrer dans le même autobus, et non jusqu'à 48 comme à l’habitude. La situation est la même dans toutes les commissions scolaires de la région.

Il y a de nombreux enfants qui ne pourront pas être transportés. On doit y réfléchir, indique Yves Bédard, qui admet qu’il est possible que les parents doivent aller reconduire leurs enfants à l’école tous les jours.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !