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COVID-19 : Le syndicat inquiet d'une reprise de la production à l'usine Cargill en Alberta

Plan large de l'entrée de l'usine de Cargill.

Plus de 1200 cas de COVID-19 sont liés à l'usine de transformation Cargill, dont 821 cas confirmés au sein de ses travailleurs.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Stéphanie Rousseau

Le syndicat représentant les travailleurs de l’usine Cargill, lieu de la plus importante éclosion de COVID-19 au Canada, évalue ses recours judiciaires pour empêcher que la transformation de la viande y reprenne lundi comme prévu.

Mercredi, l'entreprise a annoncé qu'elle reprendrait un quart de travail à l'usine à compter du lundi 4 mai.

Le président de la section locale 401 du syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l'alimentation et du commerce Tom Hesse dit que cette décision est extrêmement préoccupante.

L'établissement est lié à plus de 1200 cas de COVID-19, dont 821 cas confirmés au sein de ses travailleurs.

Les usines Cargill et JBS, de Brooks également en Alberta - où 276 cas sont dénombrés chez les employés - fournissent plus des deux tiers du boeuf canadien.

Le président de Cargill dit que des mesures additionnelles ont été prises pour nettoyer l’usine, que des barrières ont été installées entre les travailleurs pour qu’ils ne soient pas si près l’un de l’autre et que le co-voiturage entre travailleurs sera limité.

Malgré cela, Tom Hesse, affirme que les travailleurs sont affolés à l'idée de retourner travailler dans une usine qu'ils ne croient pas sécuritaire.

Ils sont terrifiés : beaucoup sont inquiets, ils ne veulent pas se retrouver dans la même situation, la peur est là, ajoute-t-il.

Le syndicat n’avait pas été prévenu que l’usine comptait reprendre ses activités avant que l'entreprise en fasse l'annonce. Le syndicat évalue les recours judiciaires possibles pour maintenir l'arrêt de travail afin de protéger ses membres.

Nous avons une équipe d’avocats qui étudie nos options pour empêcher cette usine de rouvrir, explique Tom Hesse.

Toutefois, Services de Santé Alberta a donné le feu vert pour que l'usine puisse reprendre ses activités. La médecin hygiéniste en chef de l'Alberta, Deena Hinshaw, a expliqué mercredi que les mesures additionnelles mises en place par l'usine sont jugées satisfaisantes et que des inspections ont été réalisées à l'usine.

L'usine a mis en place des mesures additionnelles et mes collègues de Services de Santé Alberta croient que ce sera suffisant pour garantir une fin de l'éclosion, a expliqué Deena Hinshaw.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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