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Ottawa présente son plan pour réduire ses déchets d'ici 30 ans

Sur la photo, on voit un bac vert et un camion de collecte des matières résiduelles.

En 2019, 60 % des déchets envoyés au site d’enfouissement étaient recyclables ou organiques.

Photo : Radio-Canada / Jean-Sébastien Marier

Audrey Roy

À Ottawa, une grande quantité de matière qui pourrait être recyclée ou compostée se retrouve toujours au site d’enfouissement, qui risque de déborder dès 2041. Afin de remédier à la situation, la Ville a présenté jeudi son Plan directeur de la gestion des déchets solides pour les 30 prochaines années.

En 2019, le taux de réacheminement de la ville d’Ottawa était parmi les plus bas de l’Ontario. L’an dernier, seulement 49 % des déchets collectés en bordure de rues ont été réacheminés ailleurs qu'au dépotoir, afin d'être notamment recyclés, réutilisés ou traités en tant que matière dangereuse. Ce chiffre baisse à 17 % pour les immeubles à logements multiples. Ces données semblent stagner depuis quelques années.

Deux options s’offrent donc à la Ville : construire un nouveau site d’enfouissement au coût de 250 millions de dollars ou réduire considérablement la quantité de déchets produite. La majorité des conseillers municipaux semblent pencher vers la deuxième option. Cette diminution serait possible, puisque 60 % des matières envoyées au dépotoir sont recyclables ou organiques, selon la Ville.

L’objectif du Plan directeur de la gestion des déchets solides est de réduire la quantité de déchets acheminés à la décharge. Pour ce faire, nous allons examiner toutes les options possibles. J’encourage chaque résident à participer au processus de consultation pour nous aider, affirme le conseiller Scott Moffatt.

Graphique offert par la Ville d'Ottawa au sujet des déchets produits par les résidents.

Selon la Ville d'Ottawa, 58 % des déchets produits sont jetés inadéquatement.

Photo : Ville d'Ottawa

Réduire la quantité de déchets permise : une des options envisagées

Pour l'instant, aucune mesure concrète n'a été présentée pour réduire la quantité de déchets, mais la Ville dit devoir trouver des façons d'inciter plus de résidents à recycler et à composter.

L'an dernier, plusieurs programmes ont été lancés pour faire promotion et sensibilisation auprès de la population, au coût de près de 300 000 $ dollars.

La Ville pourrait bien s’inspirer d’autres villes canadiennes, comme Gatineau ou Halifax, pour réduire son enfouissement, entre autres en limitant la quantité permise. Parmi les options envisagées : limiter le nombre de sacs de poubelle ou rendre obligatoire l’utilisation de sacs transparents.

Depuis le 2 juillet 2019, les sacs de plastique sont permis dans le bac vert des résidents d'Ottawa, une mesure pour les inciter davantage à composter. Contrairement à Gatineau, le compostage n'est pas une mesure obligatoire à Ottawa.

Huit projets en branle

Le personnel municipal travaille actuellement sur huit projets afin d’améliorer le réacheminement des déchets. Il y a entre autres un projet pilote pour mieux gérer les déchets des parcs et des événements spéciaux, comme les festivals.

D’ici 2021, la Ville souhaite aussi présenter sa stratégie pour accroître le réacheminement des déchets des propriétés à logements multiples. D’ici 2022, la Ville souhaite se pencher sur l’interdiction des plastiques à usage unique et les polystyrènes dans ses installations.

Au cours de la prochaine année, les résidents d’Ottawa seront invités à se prononcer et à donner leurs commentaires. Ils pourront entre autres partager leur satisfaction générale à l’égard de la gestion des déchets de la Ville et leur opinion au sujet des options proposées dans le Plan directeur.

Le comité permanent et le Conseil examineront la version finale du Plan directeur en 2022, afin de le mettre en oeuvre d’ici 2027.

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