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DPJ : le ministre Carmant fait le bilan un an après le drame de Granby

Plan rapproché du Dr Carmant.

Lionel Carmant, député caquiste de Taillon et ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, à l'Assemblée nationale, en juin 2019

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Il y a un an, une fillette de 7 ans de Granby, connue de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), perdait la vie après avoir subi de mauvais traitements. Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, assurait alors que les mesures nécessaires seraient prises pour qu’un tel drame ne se reproduise plus. Un an plus tard, quel portrait dresse-t-il de la DPJ?

Q. C'est aujourd'hui le triste anniversaire du drame de Granby. Un an plus tard quel bilan dressez-vous?

Lionel Carmant : Au niveau de la DPJ, je crois qu’on a fait de grandes avancées. Premièrement, le premier ministre a appelé la commission Laurent pour améliorer les choses par rapport à la loi de la protection de la jeunesse, pour moderniser la protection de la jeunesse, avec l’environnement qu’on connaît, avec les avancées scientifiques qu’on a de plus. La commission Laurent nous a donné cinq recommande-actions cet hiver auxquelles ont a répondu favorablement lors du budget 2021 et qu’on compte mettre en action sous peu. Je l’ai dit à tous les Québécois : Le rapport Laurent qu’on attend cet automne ne sera pas “tabletté”.

On a fait des modifications en ce qui concerne le fonctionnement de la protection de la jeunesse. On s’est assuré que, lorsqu’un signalement est fait par la première ligne, cet intervenant demeure dans le dossier. Il y a une meilleure transition entre la protection de la jeunesse et la première ligne.

On a également fait en sorte que s’il y a une crise familiale, sans abus physiques ou sexuels, des ressources de première ligne peuvent intervenir. Chaque région a des équipes d’urgence et d’intervention intensives, et on les a mis en ligne avec la protection de la jeunesse.

Et on essaie de prioriser les demandes de consultations professionnelles pour les enfants qui sont en lien avec la DPJ.

Ce sont des gains notables pour la prise en charge de nos enfants. 

Q. Des employés de la DPJ nous disent que sur le terrain ils ne constatent aucun changement. C'est inquiétant, non?

L.C. : Moi, depuis le 30 avril 2019, il n’y a pas un jour où je ne réfléchis pas à la façon d'améliorer les services en protection de la jeunesse. On a d’autres actions qui s’en viennent et moi je vais retourner sur le terrain pour m’assurer que les choses sont faites de façon adéquate. C’est pour ça qu’on a également nommé un mandataire spécial [en Estrie] pour s’assurer que sur le terrain, on réponde à mes demandes. Maintenant, à cause de la pandémie, M. Deschamps est absent, mais on compte bien le retourner dans la région par la suite.

Q. Vous répondez quoi aux intervenants qui disent qu'on n'est pas à l'abri d'un autre drame comme celui de Granby?

L.C. : On ne peut pas tout prévenir, le risque zéro n’existe pas. Mais nous, ce qu’on veut faire, c’est mettre des conditions de travail où chaque employé de la DPJ va pouvoir s’épanouir pleinement dans sa fonction, va avoir les meilleures conditions de travail pour travailler. Et surtout, on veut redonner aux enfants tous les droits auxquels ils ont droit.

Q. Plusieurs intervenants de la DPJ considèrent qu'ils ont de mauvaises conditions de travail et qu'ils ont peu de reconnaissance. Est-ce que ce n'est pas plutôt à ce niveau qu'il faudrait investir et apporter des modifications?

L.C. : On a fait beaucoup d’améliorations. Par exemple, à la suite du drame de Granby, on avait insisté pour des outils de mobilité : téléphones cellulaires, tablettes, pour faciliter le travail de tous les intervenants de la jeunesse. On a mis sur pied un programme clair de télétravail. On a fait un tableau de ce qui pouvait se faire en télétravail [...].

Je le dis depuis le début, on est dans les négociations avec M. Dubé [président du Conseil du Trésor], mais c’est clair pour moi que le travail en protection de la jeunesse est différent du reste du travail en première ligne, et il va falloir trouver une façon de valoriser ce travail-là, cette expertise-là.

Q. Est-ce que c'est à cause des conditions de travail qu'on n'arrive pas à recruter la main-d'oeuvre nécessaire?

L.C. : C’est quand même 600 intervenants qu’on a recrutés à travers le Québec depuis le dernier budget, depuis l’investissement de 65 millions de dollars. Ça a été particulièrement difficile à Granby. Si on regarde les autres régions de l’Estrie, comme Sherbrooke et Magog, le recrutement s’est bien produit. Je pense qu’il y avait certaines particularités à Granby qu’on est en train de régler.

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