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De nouveaux clients se ruent vers les commandes en ligne de cannabis en Ontario

Des fleurs de cannabis s'empilent dans un bac.

Les ventes en ligne du cannabis en Ontario sont près de 4 fois plus élevées qu'avant le début de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Hugo Lavallée

Les ventes en ligne de la Société ontarienne du cannabis sont passées de 2500 à 3000 commandes en ligne par jour à un sommet de plus de 13 000 au cours de la première semaine du mois d’avril.

Le tiers des transactions a été effectué par des clients qui n’avaient jamais effectué d’achats auprès de la société auparavant.

Un graphique montre l'augmentation des ventes de cannabis en ligne depuis le 1er mars. Le point culminant du 2 avril dénombre 13 000 ventes. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Source: Société du Cannabis de l'Ontario

Photo : Radio-Canada

Pour répondre à la demande et pour mieux concurrencer le marché illégal du cannabis, la société a mis en place au cours de cette période un service de livraison gratuit qui permet de livrer jusqu’à 5000 commandes par jour.

Avant le 9 mars, la société d’État enregistrait entre 2500 et 3000 commandes en ligne par jour.

Toutefois, ce nombre est passé à 5000 au début du confinement, puis à 10 000, pour finalement atteindre un sommet de plus de 13  000 ventes quotidiennes au cours de la première semaine du mois d’avril.

Changements dans la vente d’alcool

Les ventes d’alcool semblent aussi avoir connu un bond important dans les semaines qui ont suivi le début du confinement, mais ont depuis repris leur rythme normal.

Un porte-parole de la LCBO affirme que les ventes ont connu une augmentation significative entre les 12 et 24 mars, sans toutefois préciser le volume de ces ventes.

Bien que les ventes aient augmenté pour l’ensemble des produits disponibles à la Régie des alcools de l'Ontario, le vin et les spiritueux ont été les produits les plus en demande au cours de cette période.

Les consommateurs ont aussi orienté davantage leurs achats vers de larges formats, des viniers ou encore des bouteilles de plus de 750 ml.

Ces augmentations ont été constatées à la fois en magasin, mais aussi en ligne et chez les épiciers qui s’approvisionnent auprès de la LCBO.

Une tendance à surveiller

Ces données représentent tout de même une inquiétude pour le médecin spécialisé en dépendances et toxicomanie Jean-Pierre Chiasson.

Bien qu’il soit impossible de déterminer si ces données sur les achats de cannabis et d’alcool sont des indicateurs de leur consommation ou de leur entreposage, le médecin affirme que les substances peuvent être utilisées comme outil de substitution de la vie sociale.

Il y a en ce moment une détresse que je constate chez plusieurs personnes

Dr Jean-Pierre Chiasson

Il affirme que le confinement est particulièrement difficile pour les personnes qui utilisaient un groupe de soutien, comme les alcooliques anonymes par exemple, pour aider à contrôler leurs problèmes de consommation.

Le Dr Chiasson souligne également que les personnes habituées d’être au coeur de l’action pourraient être tenté d'accroître leur consommation de cannabis ou d’alcool pour retrouver une sensation de bien-être. Un outil qu’il juge dangereux et dont les effets pourraient perdurer bien après la pandémie.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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