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« Les professionnels en soins ont besoin d'aide », prévient la présidente de la FIQ

Une infirmière administre un test de la COVID-19 à une personne dans une voiture.

Les infirmères mobilisées pour lutter contre la pandémie de COVID-19 accumulent de la fatigue.

Photo : Radio-Canada / Graham Hughes

Radio-Canada

La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Nancy Bédard, réclame du gouvernement de François Legault et des employeurs qu'ils accordent du répit au personnel qui combat au quotidien la COVID-19 dans les établissements. Certains pensent à la démission, met en garde la FIQ.

Le combat est loin d'être terminé, a prévenu Nancy Bédard, jeudi, lors d'une conférence de presse destinée à rappeler qu'il y aura un après-COVID.

Je parle aux employeurs : on a besoin de garder nos professionnels en soins pour les patients, pour la population.

Nancy Bédard, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)

La FIQ demande au gouvernement Legault et aux employeurs dans la santé de permettre aux infirmières de prendre des vacances. Selon la FIQ et des syndicats de professionnels en soins de différentes régions, plusieurs de leurs membres se sont fait dire qu'ils devront reporter leurs vacances à une date indéterminée.

Les dirigeants syndicaux rappellent que ces gens travaillent sans relâche depuis le début de la pandémie de coronavirus. Ils font souvent des heures supplémentaires et travaillent dans des conditions extrêmement difficiles.

Par conséquent, il faut leur permettre de prendre leurs vacances, disent les syndicats.

La FIQ réclame par ailleurs du gouvernement du Québec qu'il applique de façon humaine, bienveillante l'arrêté ministériel qui permet de déplacer du personnel d'un établissement à l'autre, d'une unité de soins à l'autre, même contre son gré.

Des démissions sont à craindre

La présidente de la FIQ, qui regroupe 76 000 membres, soutient que plusieurs pensent à la démission. Une professionnelle de la santé a confié à son syndicat qu'une collègue qui avait voulu donner sa démission s'est fait répondre par la direction qu'elle ne la prendrait pas, cette démission.

Une autre infirmière a écrit ceci à la FIQ : Je viens d'être informée que nous travaillerons deux fins de semaine sur trois dans quelques jours. Nous sommes démoralisés par cette nouvelle qui entraîne un casse-tête monumental pour notre vie familiale.

Certains couples du réseau de la santé doivent faire des pieds et des mains pour trouver du gardiennage pour leurs enfants les fins de semaine, a expliqué la présidente de la FIQ, en citant les témoignages de ses membres.

Une femme membre d'une équipe soignante circule à l'extérieur le visage recouvert d'un masque de protection, les mains gantées et vêtue d'un sarrau.

Une femme membre d'une équipe soignante circule à l'extérieur d'un centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD) en temps de pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Composée à près de 90 % de femmes, la FIQ représente infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques. Je m'adresse aux employeurs, je m'adresse au gouvernement, car elles ne savent plus ni quand ni comment elles pourront avoir droit à un peu de repos, a dit Nancy Bédard.

L'état d'urgence sanitaire

Au Québec, l’état d’urgence sanitaire au Québec a été prolongé jusqu’au 6 mai.

Dans la foulée de cette décision exceptionnelle, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a pris certaines mesures afin de protéger la population. Parmi elles, l'arrêté publié le 21 mars dernier stipule ceci au sujet du personnel du réseau de la santé : Les articles relatifs aux congés de toute nature, avec ou sans solde, incluant les vacances, sont modifiés pour permettre à l’employeur de suspendre ou d’annuler les congés déjà autorisés, ainsi que de refuser l’octroi de nouveaux congés.

Avec les informations de La Presse canadienne

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