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Crise sanitaire : une occasion de mettre fin à l'itinérance à Vancouver?

Un homme dort sur le trottoir du centre-ville de Vancouver.

Le nombre de sans-abris est en constante augmentation à Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Des intervenants de la lutte contre la pauvreté demande au gouvernement d'aller plus loin dans sa démarche d'aider les sans-abris et de ne pas se limiter à la crise sanitaire créée par la pandémie de COVID-19.

La demande fait suite à l'annonce par le gouvernement de réserver plus de 600 espaces dans des hôtels et des centres communautaires pour loger les sans-abri de Vancouver pendant la pandémie.

Les intervenants veulent que le gouvernement ne prenne pas simplement en charge ces hôtels temporairement, mais qu'il les achète pour y loger des personnes à faible revenu.

Selon la présidente-directrice générale de l'Association des logements à but non lucratif de la Colombie-Britannique, Jill Atkey, il y a là une occasion d'augmenter considérablement le nombre de logements sociaux.

Nous devons, dans la province, élaborer une stratégie d'acquisition pour acheter les hôtels, croit-elle en faisant remarquer que la valeur des terrains à Vancouver connaissait déjà une baisse avant la COVID-19.

Des gens sont assis proche d'un centre de prévention des surdoses dans le parc Oppenheimer à Vancouver.

Des sans-abris à Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Nous devons penser les choses différemment pour nous assurer que nous ne sommes plus dans cette situation. Des occasions qui n'existaient pas il y a deux mois apparaissent soudainement, souligne-t-elle.

Agir, c'est possible?

Pour les défenseurs du Downtown Eastside, le moment est parfait pour agir en raison des pouvoirs que le gouvernement a présentement depuis qu'il a décrété l'état d'urgence.

« Transport gratuit en autobus, 2000 $ par mois pour les travailleurs [qui ont perdu leur emploi]... Le gouvernement peut en faire beaucoup quand il le souhaite et il pourrait mettre fin à l'itinérance  », affirme Jean Swanson, conseillère municipale de Vancouver.

La militante de longue date des causes sociales est consciente des nombreuses mesures mises en place par le gouvernement pour résoudre les problèmes du Downtown Eastside. Elle constate cependant que sa réponse face à la pandémie est le signe qu’il a la capacité d’agir rapidement.

Je pense qu'il y a des raisons d'être optimiste par rapport à ceux qui vont être logés dans ces espaces, mais ce que j'essaie de faire, c'est de pousser les choses pour tous ceux qui sont sans domicile, dit Mme Swanson.

Des tentes dans un parc, avec un édifice en arrière-plan.

La Colombie-Britannique avait ordonné le démantèlement de trois campements de tentes de Vancouver et de Victoria l'année dernière.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

L’itinérance en augmentation

Le nombre de sans-abris est en constante augmentation à Vancouver. En raison des mesures de distanciation physique mises en place pour lutter contre la COVID-19, les personnes qui étaient auparavant logées de façon précaire sont maintenant dans les rues.

Beaucoup de personnes vivaient chez des amis, qui eux-mêmes habitaient dans des logements supervisés et qui n'ont maintenant plus le droit de recevoir des visiteurs, explique Karen Ward, résidente de longue date du Downtown Eastside et militante dans la communauté.

Étant donné le nombre de personnes qui ont besoin d'aide plus que jamais et les mesures déjà établies par le gouvernement, Karen Ward espère que les choses changeront, car elle y voit l'occasion de penser de façon plus globale.

Avec les informations de Justin McElroy

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