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Incertitude pour les parents face au déconfinement au Manitoba

Plan serré des mains de trois enfants d'âge préscolaire jouant ensemble avec des camions dans un service de garde.

Le seul détail portant sur les garderies dans l’annonce du plan de déconfinement est l’assurance de la province que les travailleurs non essentiels qui retourneront au travail pourront accéder aux places de garderies.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Un nombre croissant de parents pourront retourner au travail à compter du 4 mai, en raison du début du déconfinement au Manitoba. Les écoles resteront cependant fermées et il n’y a pas de directives claires quant à la réouverture des garderies.

Les écoles du Manitoba resteront fermées cette année, a confirmé le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister.

La division scolaire franco-manitobaine (DSFM) évalue donc le travail qui lui reste à faire d’ici la fin de l'année scolaire en juin, selon son directeur général, Alain Laberge.

On garde quand même un petit soupçon de peut-être que les écoles rouvriront pareil, même si confirmé ce matin nous devons en tant que gestionnaires être prêts à l’un ou à l’autre parce que tout peut changer au niveau gouvernemental, souligne-t-il.

Il reconnaît que ce sera une fin d’année difficile tant pour les élèves que pour les enseignants.

D’un côté social, c’est difficile pour les élèves de 12e année qui terminent leur parcours au secondaire et qui verront peut-être plus leurs copains et leurs copines, ils n’auront peut-être pas le temps de savourer [ce moment], fait-il valoir.

La DSFM se penche cependant sur la possibilité de tenir des cérémonies de remise des diplômes en octobre ou en novembre. Les écoles de certains villages songent à organiser de petits rassemblements pour faire des photos, ajoute M. Laberge.

Défis pédagogiques

Au niveau pédagogique on ne s’attend pas à ce que tous les élèves puissent avancer au même rythme, l’école est une structure qui facilite l’apprentissage en commun, poursuit-il.

Lorsqu’on fait l’école à distance nous avons des enfants qui n’ont pas les mêmes opportunités que les autres enfants, il y en a qui n’ont pas accès à Internet, il y en a qui n’ont pas accès à la technologie, dit M. Laberge.

Ainsi, la DSFM a prêté environ 200 ordinateurs aux élèves n’y ayant pas accès en temps normaux.

Le déconfinement pourrait compliquer davantage la situation dans certains ménages, puisque certains élèves aussi devront s’occuper de leurs petits frères ou de leurs petites sœurs lorsque les parents retourneront au travail, dit-il.

Plan ceinture d'Alain Laberge debout dans une salle de conférence. Il est souriant avec les mains sur les hanches.

La DSFM étudie la possibilité de tenir des cérémonies de remise des diplômes en octobre ou en novembre, explique Alain Laberge. (archives)

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

La DSFM mettra à pied environ 350 personnes à la fin mai, dont les auxiliaires, les secrétaires de soutien, les bibliotechniciennes et les concierges de soutien de toutes ses écoles.

Depuis le début de la pandémie, tous ces employés assuraient le maintien des interactions en français avec les élèves, en les faisant lire par exemple, pendant un appel téléphonique.

Leur mise à pied touchera plutôt les élèves de la maternelle à la 8e année, selon M. Laberge, puisqu’il sera plus difficile de s’assurer qu’ils aient l’occasion de parler français. Les élèves du secondaire, eux, sont habituellement en congé dès la mi-juin en raison des examens.

Peu de détails pour les services de garde

Les services de garde sont limités à 16 places en raison des mesures d'éloignement physique pour contrer la propagation du nouveau coronavirus. Des centres plus importants peuvent offrir un service de garde à 16 enfants par salle. Cette mesure continuera tant que les classes en personne dans les écoles seront annulées.

Les places dans les garderies qui sont restées ouvertes sont réservées aux travailleurs des services essentiels. Le seul détail portant sur les garderies dans l’annonce du plan de déconfinement est l’assurance de la province que les travailleurs non essentiels qui retourneront au travail pourront accéder aux places de garderies.

Il y a environ cinq garderies francophones encore ouvertes, selon la directrice générale de la Fédération des parents du Manitoba, Brigitte L’Heureux. Des places y sont toujours disponibles, dit-elle. Ainsi, elle croit qu’il ne devrait pas y avoir d’encombrement dans ces garderies dans un premier temps,

Plan épaule de Brigitte L’Heureux souriante.

Il y a des places disponibles dans les garderies francophones qui sont ouvertes, selon Brigitte L’Heureux. (archives)

Photo : Radio-Canada

Le service de garde est super important pour permettre aux parents de retourner à leur travail, lance-t-elle.

Cependant, ajoute Mme L’Heureux, je sais qu’il y a certains parents qui ne sont pas à l’aise à envoyer leurs enfants [dans les garderies] avec la situation COVID, même si je sais que les services de garde travaillent aussi fort qu’ils peuvent pour assurer la sécurité des enfants.

Le besoin de services de garde pour les enfants d’âge scolaire pourrait lui aussi être la source de défis pour les parents, puisqu’il y a moins de places pour les jeunes de cet âge.

Il y a des parents qui vont retourner au travail, qui auront besoin d’un service de garde, et qui n’en avaient pas auparavant, dit-elle. Par exemple, un enfant de six ans allait à l’école tous les jours, mais ses parents n’ont pas le budget pour ce service de garde.

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