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La COVID-19 a mené l’ex-Nordiques Marc Tardif aux soins intensifs

Marc Tardif avec un habit des Nordiques sur la glace.

Une photo d'archives de Radio-Canada de Marc Tardif

Photo : Radio-Canada

Hospitalisé d’urgence à la fin du mois de mars, Marc Tardif a lui-même constaté la menace bien réelle que pose la COVID-19. De retour chez lui et officiellement guéri, l’ancienne gloire des Nordiques de Québec met en garde ceux qui, par orgueil, pourraient sous-estimer le virus ou refuser de se rendre à l’hôpital.

Revenu à Québec à la mi-mars en voiture de la Floride, où il passe une partie de ses hivers, le célèbre numéro 8 des Fleurdelysés s’est d’abord présenté pour passer un test de dépistage par précaution, le 26 mars, étant âgé de 70 ans.

Quand j’ai passé le test, c’était un jeudi et ça allait très très bien, mais la fin de semaine qui a suivi, ça s’est détérioré très rapidement.

S’il a décidé de raconter publiquement son histoire, c’est justement parce que lui-même a un peu trop tardé avant de se rendre à l’hôpital. Cloué au lit et pris de frissons, il a d’abord tenté de se convaincre qu’il ne s’agissait que d’une grippe, que les symptômes passeraient.

Lorsque son épouse l’a finalement convaincu de se rendre à l’hôpital, le lundi 30 mars, c’est en ambulance que Marc Tardif a quitté son domicile. Il a été placé aux soins intensifs pour qu'on lui donne de l’oxygène et pour le réhydrater. Le test passé cinq jours plus tôt était revenu négatif, mais un nouveau test a permis de savoir qu’il était bel et bien atteint de la COVID-19.

Il était peut-être minuit moins cinq. Il y a une question d’orgueil et puis on pense que ça arrive seulement aux autres. Je veux dire aux gens de ne pas attendre à la dernière minute s’ils ont des symptômes, surtout les gens de mon âge.

Marc Tardif

En isolement dans le sous-sol

Heureusement pour lui, le grand-père avait suffisamment retrouvé la forme pour retourner chez lui après quelques jours d'hospitalisation. Il n’a pas eu à être intubé.

S’en est suivi une douzaine de jours d’isolement dans son sous-sol où l’auteur de 1067 points dans l’Association mondiale de hockey et la LNH a graduellement repris des forces. Son épouse, Lisette, a bien pris soin de lui, tout comme ses trois enfants et sept petits-enfants, qui ont eu une bonne frousse.

Ils ont été d’un support extraordinaire. Ils m’amenaient des biscuits et des gâteaux. Au bout de la ligne, ça n’a pas été une période facile, mais on a passé à travers et ça a rapproché toute la famille.

Après avoir passé deux autres tests dont les résultats sont revenus négatifs, Marc Tardif a finalement pu quitter le sous-sol. Avant mon isolement, je n’y allais pas souvent. Je l’ai découvert, mais au bout de la ligne, j’aime mieux le rez-de-chaussée, lance-t-il en riant.

Reconnaissant envers le personnel hospitalier

Il n’a pas encore complètement repris ses forces. Cela pourrait prendre quelques semaines ou quelques mois, lui ont dit les médecins. N’empêche, le résident de Québec tenait à prendre le temps de mettre en garde la population contre le virus et de remercier le personnel hospitalier.

Dont ces infirmiers et infirmières, habillés presque comme des extraterrestres, qui lui ont offert un traitement fantastique à l’hôpital. Puis les gens de la santé publique qui l'ont appelé chaque jour pour s'informer de son état après sa sortie de l'hôpital.

Je trouve ça extraordinaire, ce qui est fait par les professionnels du milieu de la santé. Je tiens à les remercier et les féliciter. Ça prend beaucoup de courage.

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