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Foodora au bord de la faillite au Canada avec une dette de 4,7 M$

Un livreur masqué sur son vélo avec un sac à dos de Foodora rose.

La compagnie de livraison de repas Foodora est au bord de la faillite au Canada.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui

Le service de livraison de repas Foodora a déposé un avis d'intention de faire une proposition en vertu de la Loi canadienne sur la faillite et l'insolvabilité.

Ça ne signifie pas que Foodora déclare faillite. Ceci nous permet de verser à nos créanciers, incluant nos employés, une partie des montants qui leur sont dus, explique Sadie Weinstein, porte-parole de Foodora Canada, dans un courriel à Radio-Canada.

L’entreprise annonçait lundi qu’elle cesserait ses activités au pays dès le 11 mai prochain.

La firme Grant Thornton Limited agira comme syndic et présentera la proposition de la compagnie, filiale du géant allemand Delivery Hero. Selon Foodora, cette démarche permettra aux créanciers de voter sur cette proposition et, si acceptée, de recevoir des montants plus importants que si l'entreprise déclarait faillite.

Un homme qui porte un gros sac à dos roule à vélo.

Les livreurs de Foodora pourront voter sur la proposition de l'entreprise.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Foodora quitte le marché canadien avec une dette de plus de 4,7 millions de dollars, selon l'avis soumis au Bureau du surintendant des faillites. Radio-Canada a obtenu une copie de ce document, qui comprend une liste des restaurants et d'autres créanciers. Les livreurs ne sont pas inclus dans cette liste.

Dans une lettre envoyée aux livreurs, également obtenue par Radio-Canada, le syndic de faillite précise que Foodora a donné deux semaines de préavis et que les livreurs ne seront effectivement plus créanciers à partir du 13 mai, lorsqu'ils devraient avoir reçu leurs derniers paiements.

Foodora accusée de pratiques déloyales

Mercredi, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, qui voulait représenter les livreurs de Foodora, a déposé pour sa part une plainte de pratique déloyale auprès de la Commission des relations de travail de l’Ontario.

Foodora peut bien tenter de mettre la clé sous la porte et de déguerpir, mais elle ne peut pas se soustraire à ses responsabilités.

Une citation de :Jan Simpson, présidente nationale, Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes
Une affiche rose sur un poteau et une piétonne.

Les livreurs de Foodora avaient gagné le droit de se syndiquer en Ontario.

Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

Le syndicat maintient que Foodora Canada et sa société mère Delivery Hero enfreignent à la loi ontarienne du travail en mettant fin à leur présence au pays, deux mois après que les livreurs de l’application eurent gagné le droit de se syndiquer.

Le moment choisi pour prendre cette décision est étrange. Les livreurs travaillent sans relâche pour répondre à la forte hausse de la demande, et là, tout d’un coup, ils se font dire que, dans deux semaines, ils n’auront plus de travail, affirme la présidente nationale du STTP, dans un communiqué.

Nous ne quittons pas le marché canadien en raison du conflit juridique en cours avec le STTP, a répondu par courriel Sadie Weinstein de Foodora Canada.

Pour expliquer son retrait, l’entreprise évoque plutôt la forte concurrence dans l’industrie de la livraison de nourriture au pays et la faible rentabilité à long terme.

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