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Voici comment sera accordée la priorité pour les services de garde du Québec

Les parents qui avaient déjà accès aux services de garde d’urgence seront priorisés, notamment les travailleurs du domaine de la santé.

De jeunes enfants jouent avec des blocs de construction.

Les services de garde, dans un premier temps, ne pourront pas dépasser un taux d'occupation de 30 %.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Tous les parents québécois ne pourront pas remettre leur enfant dans un milieu de garde dès le 11 ou le 19 mai (pour la communauté métropolitaine de Montréal), dates de réouverture de ces établissements réservés aux moins de 5 ans.

Ce retour sera progressif. Dans un premier temps, les services de garde ne devront pas dépasser un taux d’occupation de 30 %, un chiffre qui devrait graduellement augmenter si la situation sanitaire le permet.

Une lettre signée par le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, la ministre de la Santé, Danielle McCann, et Horacio Arruda, le directeur national de santé publique, vient d’ailleurs d'être envoyée à l’ensemble des parents pour expliquer ce plan de retour à la normale.

L’augmentation graduelle du pourcentage d’occupation sera réalisée en plusieurs phases, en tenant compte de l’élargissement de la liste des services et activités prioritaires pour s’harmoniser avec la relance de l’économie.

Une citation de :Extrait d’une lettre envoyée aux parents

Les CPE, garderies privées et milieux familiaux n’auront pas le dilemme de choisir eux-mêmes les parents qui pourront déposer leurs enfants. Le gouvernement Legault vient de publier une liste d’accès prioritaire (Nouvelle fenêtre), réalisée en concertation avec le ministère de l'Économie.

Celle-ci ressemble à celle des activités jugées essentielles depuis le début de la pandémie, qui a entraîné la fermeture des milieux éducatifs et économiques dès la mi-mars. D’autres professions ont néanmoins été ajoutées.

On y retrouve par exemple les soins de santé, les services de sécurité publique, les services gouvernementaux, le secteur de la construction, les activités manufacturières, de nombreux types de commerces, le secteur bancaire et financier, les transports ou encore les médias.

Un retour facultatif

Ce retour dans les services de garde est facultatif. En conférence de presse, lundi, le ministre de la Famille Mathieu Lacombe a d’ailleurs précisé que les parents n’auront rien à débourser s’ils ne souhaitent pas que leur enfant y retourne. Si vous décidez de ne pas réintégrer votre enfant, votre place sera maintenue jusqu'au 1er septembre sans que vous ayez de frais à payer, a-t-il déclaré.

Un sondage et un ordre de priorisation

D’ici la fin de semaine, a indiqué le cabinet du ministre Mathieu Lacombe à Radio-Canada, un sondage, nominatif, sera envoyé aux parents afin de connaître leurs intentions. Souhaitent-ils ramener leur enfant dans leur service de garde habituel? Peuvent-ils continuer de télétravailler? Ces questions seront posées pour que ces établissements puissent se préparer et anticiper les besoins.

Comment s’organisera le milieu de garde si la demande des parents travaillant dans les secteurs jugés prioritaires excède le nombre d’enfants qu'il peut accueillir? Un ordre de priorisation a été proposé par le gouvernement.

Les parents dont les enfants fréquentaient déjà un service de garde d’urgence, notamment les travailleurs de la santé, auront l’accès prioritaire, tout comme ceux (au moins un des deux parents) qui ne peuvent faire du télétravail, précise le ministère de la Famille. Les enfants vulnérables, même si leurs parents ne figurent pas dans cette liste d’accès, pourront aussi avoir accès à leur service de garde.

Par ailleurs, si un milieu familial ne peut reprendre son activité le 11 ou le 19 mai, notamment si la personne concernée a plus de 60 ans ou présente des problèmes de santé, les parents sont invités à contacter la plateforme Place 0-5, qui se chargera de leur retrouver une place ailleurs.

Des recommandations de la Santé publique

Dans cette lettre adressée aux parents, le gouvernement recommande aux parents suivants de ne pas envoyer leurs enfants d'âge préscolaire en service de garde éducatif à l’enfance jusqu’à ce que la situation épidémiologique se soit résorbée au Québec :

  • les femmes enceintes;
  • les parents qui présentent des maladies chroniques ou qui ont un déficit immunitaire;
  • les parents qui ont 60 ans et plus;
  • tout autre parent qui est à risque de complication s'il est atteint de la COVID-19.

Des protections pour les éducatrices

Au-delà du taux d'occupation qui sera réduit, d'autres mesures ont déjà été prévues.

Le nombre d'enfants par groupe sera notamment revu de moitié. Les jouets seront également désinfectés à plusieurs reprises dans la journée et des consignes seront données aux parents pour chercher leur enfant, afin d'éviter un attroupement dans les locaux.

Nous vous demandons aussi, dans la mesure du possible, que ce soit toujours la même personne qui vienne déposer et chercher l’enfant au service de garde. Celui-ci sera pris en charge à la porte d’entrée du service de garde, et votre accès sera plus limité à certains endroits du service de garde (par exemple, vous ne pourrez pas entrer dans le local du groupe de votre enfant), souligne le gouvernement dans cette lettre envoyée aux parents.

Les éducatrices, quant à elles, se verront fournir des masques, des lunettes de protection et des gants par le gouvernement. Le port de ce matériel ne sera cependant pas obligatoire.

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