•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le projet de loi sur la PCU pour étudiants adopté aux Communes

Un petit nombre de députés étaient en Chambre, mercredi soir, pour une séance en personne afin de débattre et d'adopter le projet de loi du gouvernement visant à accorder une aide financière aux étudiants.

Un petit nombre de députés étaient en Chambre, mercredi soir, pour une séance en personne afin de débattre et d'adopter le projet de loi du gouvernement visant à accorder une aide financière aux étudiants.

Photo : CBC / Sarah Sears

Radio-Canada

Le projet de loi visant à mettre sur pied la Prestation canadienne d'urgence pour étudiants (PCUE) a été adopté mercredi soir à la Chambre des communes.

Le programme, annoncé la semaine dernière, vise à offrir une aide financière de 1250 $ par mois aux étudiants de niveau postsecondaire qui peinent à trouver un emploi ou qui n'ont plus que des heures de travail réduites.

Le premier ministre Justin Trudeau avait annoncé le dépôt du projet de loi en matinée, mercredi.

Les députés ont offert leur appui unanime pour une adoption rapide du projet de loi, moyennant quelques changements.

Selon les bloquistes, la version initiale du projet était trop influencée par les demandes des conservateurs qui voulaient priver de la prestation les étudiants qui refuseraient des emplois disponibles.

Les conservateurs disent avoir obtenu une garantie que les étudiants qui bénéficieront de la prestation seront mis en lien avec des employeurs de leur région pour les inciter à travailler.

Les étudiants qui vont bénéficier de la mesure devront en outre confirmer qu'ils sont à la recherche d'un emploi d'été. En effet, le projet de loi adopté, assorti d’une enveloppe de 9 milliards de dollars, précise que les candidats devront attester du fait qu'ils sont à la recherche d'un emploi.

Les bloquistes souhaitaient pour leur part que la prestation étudiante soit modulée en fonction du nombre d'heures travaillées, mais cette option sera davantage étudiée par le gouvernement.

En contrepartie, ils ont obtenu une promesse d'améliorer le sort des aînés en augmentant les prestations de la Sécurité de la vieillesse ou les suppléments de revenu garanti.

Le Nouveau Parti démocratique exigeait pour sa part que la prestation consentie aux étudiants ayant des personnes à charge ou ayant un handicap soit de 2000 $, comme la PCU régulière, plutôt que les 1750 $ prévus. Les libéraux ont acquiescé à cette demande.

La PCUE est destinée aux étudiants qui retourneront sur les bancs d'école en août et à ceux qui ont été diplômés après décembre 2019. Les étudiants qui ont un emploi mais qui gagnent moins de 1000 $ par mois sont aussi admissibles.

Des applications pour suivre les cas de COVID-19?

M. Trudeau a par ailleurs confirmé mercredi que son gouvernement jonglait avec l'idée d'avoir recours à des moyens technologiques, comme des applications, pour tracer les cas de COVID-19.

Il a assuré du même souffle que son gouvernement sera très soucieux de protéger les données personnelles des utilisateurs s'il devait s'engager dans cette voie.

C'est une réflexion qui se poursuit. Je sais que, si on pose la question à bien des Canadiens, ils seraient ouverts à permettre quelques éléments qui ne seraient pas permis normalement, à cause de cette pandémie, de cette urgence, a-t-il dit.

Mais où exactement la ligne pourrait être dessinée? C’est encore à voir. [...] On est en train de regarder différentes possibilités.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Mais je sais qu’en principe de base, même dans une situation de crise, les Canadiens sont très préoccupés par la protection de leurs informations, de leur vie privée. Et nous, en tant que gouvernement, on partage cette préoccupation, a-t-il poursuivi.

Donc même dans une situation d’urgence, nous allons faire très, très attention avec ce qu’on est prêts à demander aux Canadiens. Ce serait peut-être une possibilité de permettre des choix volontaires, mais ce sera encore à décider.

Ça fait partie des réflexions que nous avons en regardant la réouverture possible de l’économie étape par étape.

Le 24 mars dernier, M. Trudeau s'était montré peu intéressé par la question. Ce n'est pas quelque chose qu'on contemple pour les jours à venir, avait-il dit, en admettant cependant que toutes les options [étaient] sur la table.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Politique fédérale

Politique