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Un Antonov 225 rempli de matériel médical en direction de Mirabel

Il n’existe qu’un seul appareil de ce type, qui pèse 285 tonnes et fait 88 mètres d’envergure.

Des employés déchargent le contenu d'un avion sur le tarmac d'un aéroport.

L'Antonov 225 a atterri à l'aéroport de Leipzig/Halle, en Allemagne, avec à son bord une cargaison de 10 millions de masques et d'équipement de protection médical en provenance de Chine, le 27 avril 2020.

Photo : Getty Images / Jens Schlueter

Jean-Michel Leprince

Le plus gros avion du monde, un Antonov 225, doit se poser jeudi soir vers 20 h 45 à l’aéroport de Mirabel pour livrer la plus importante cargaison au Canada de matériel médical de protection depuis le début de la pandémie de COVID-19.

L’Antonov 225 est un avion de l’ère soviétique construit en Ukraine et aujourd’hui exploité par la section cargo de la compagnie Antonov.

Il n’existe qu’un seul appareil de ce type, qui pèse 285 tonnes et mesure 88 mètres d’envergure.

Son premier vol a eu lieu en 1988, mais il a été modernisé en 2018. Il se consacre depuis deux semaines à l’acheminement de matériel médical de protection partout dans le monde.

Il a déjà effectué trois expéditions, soit en Pologne, en France et en Allemagne.

Son quatrième vol consacré à la COVID-19 s’effectuera en direction de Mirabel à la demande du gouvernement du Québec.

L’appareil a été nolisé par la compagnie Nolinor, tandis que l’entreprise torontoise Momentum Solutions s’est occupée du volet logistique.

L’Antonov 225 décollera de l’aéroport de Tianjin, dans le nord de la Chine, avec à son bord, d’après ce que l’on sait, une cargaison de blouses médicales.

Un avion s'apprête à atterrir.

Le plus gros avion du monde, un Antonov 225, au moment où il s’apprête à atterrir en Allemagne le 27 avril 2020.

Photo : AFP / RONNY HARTMANN

Une forte demande

L’approvisionnement en matériel médical pour le personnel soignant représente un défi constant pour le gouvernement du Québec en ces temps de crise sanitaire.

Le premier ministre François Legault affirmait que les travailleurs de la santé pourraient bientôt manquer de masques, de gants ou de blouses, lors de sa conférence de presse quotidienne sur la pandémie le 31 mars dernier.

Quelques jours plus tard, l’administration Trump interdisait au manufacturier 3M d’exporter ses masques au Canada, ce qui risquait de compliquer l’approvisionnement dans la Belle Province.

De plus, des masques qui devaient prendre le chemin du Canada auraient été revendus au plus offrant au moment où les stocks s'apprêtaient à quitter la Chine.

Afin d’assurer un approvisionnement adéquat, le gouvernement du Québec accordait un prêt de 4 millions de dollars à l'entreprise Medicom, le 20 avril, afin d’accélérer la construction à Montréal d'une usine de masques N95.

Avec la réouverture des services de garde, la demande en masques, visières et gants risque de croître. Le gouvernement du Québec s’est engagé à fournir aux éducatrices du matériel de protection pour s'occuper des enfants en bas âge. Les enseignants du primaire pourraient aussi être tentés de recourir à ces équipements au moment de leur retour en classe, qui se déroulera en deux phases à partir du 11 mai.

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