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Les employés du CISSS-AT qui prêtent main-forte à Montréal ne seront pas isolés à leur retour

Le centre hospitalier de Rouyn-Noranda.

L'Hôpital de Rouyn-Noranda (archives)

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent Bouchard

Le Centre intégré de santé et de services sociaux confirme que la trentaine de membres du personnel en soins infirmiers et de médecins qui iront prêter main-forte dans les zones chaudes d'éclosion du coronavirus, notamment dans la couronne de Montréal, ne seront pas placés en isolement à leur retour dans la région.

On précise que d'autres mesures sont mises en place pour assurer le suivi étroit de ces travailleurs, notamment la surveillance des symptômes, le port obligatoire des équipements de protection individuelle, ainsi que le contrôle de la température deux fois par jour.

On procédera aussi à des tests de dépistage avant le départ, 3 à 5 jours après le retour - ce qui correspond à la durée moyenne avant l'apparition des symptômes après une exposition au virus, explique la médecin-conseil en santé publique, Dre Omobola Sobanjo - ainsi qu'après la période d'incubation du virus, soit 14 jours après le dernier contact avec un cas confirmé.

La médecin-conseil à la santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue, Dre Omobola Sobanjo, explique que ces précautions sont conformes aux directives ministérielles quant à la réintégration des travailleurs de la santé, même s'ils sont appelés à aller prêter main-forte dans des zones dites chaudes, plus précisément les « sites non traditionnels » qui ont été mis en place dans la grande région de Montréal pour accueillir les personnes infectées qui requièrent des soins.

Ça a été bien réfléchi, fait valoir Dre Sobanjo. On sait que le port adéquat des équipements de protection individuelle donne la protection contre la COVID. Bien qu'on veuille donner un coup de main à nos collègues dans les autres régions, c'est important d'aussi protéger nos régions. C'est pour cela qu'afin d'éviter des éclosions qui nécessiteraient des mesures supplémentaires dans nos CHSLD, comme tester tout le monde, on va tester ces individus en revenant avant qu'ils commencent à travailler dans les zones froides. Par la suite, par double mesure préventive, on va faire un autre test après 14 jours. Cela nous permettra aussi de savoir, si d'autres cas surgissent dans un milieu, si c'est de la transmission nosocomiale ou non.

Les employés du CISSS-AT s'inquiètent pour leurs vacances estivales

Interrogée quant à une autre inquiétude du personnel infirmier, soit la possibilité de prendre des vacances cet été, la PDG du CISSS-AT a rappelé que le système fonctionnait présentement sous décret sanitaire, ce qui autoriserait le CISSS-AT à refuser des vacances. Caroline Roy ajoute cependant que le CISSS-AT préconise le volontariat à la contrainte.

On n'est pas dans une menace au niveau des vacances actuellement. Vous avez raison de le nommer que ça fait partie des possibilités qu'on a vues dans l'arrêté ministériel décrété il y a quelques semaines. Moi ce que je souhaite, c'est que tous les 6000 employés du CISSSAT puissent prendre des vacances cet été, explique Mme Roy, qui dit comprendre que la situation actuelle est « exigeante ». Est-ce que ça sera une formule différente? Est-ce qu'il y aura différentes alternatives dans un contexte de COVID? Je ne peux pas vous le dire, on va voir comment la situation épidémiologique va évoluer. Comment la reprise d'activités et les mesures au sein de notre organisation vont se faire également et le nombre de cas confirmés, donc les ressources supplémentaires dont on pourrait avoir besoin.

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