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La coupe de cheveux devra encore attendre

Des salons de beauté ne sont pas contre la décision du gouvernement Legault.

Un salon de coiffure vide.

Les salons de coiffure ne pourront rouvrir au mois de mai, selon l'annonce du gouvernement Legault, mardi.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Si les salons de coiffure du Québec sont toujours dans le néant relativement à leur réouverture, plusieurs préfèrent que le gouvernement fasse preuve de prudence, plutôt que de miser sur un déconfinement hâtif.

Alors que de nombreux commerces de la province pourront rouvrir la semaine prochaine, les portes des salons de coiffure resteront fermées jusqu'à nouvel ordre, selon le plan de relance économique présenté par Québec mardi.

On a des gens qui sont contents et des gens qui sont déçus, soulève L’Allied Beauty Association (ABA) du Canada, une association qui regroupe des salons de beauté et de coiffure, des barbiers, mais aussi des fabricants et des distributeurs partout au pays.

Le directeur général de l’ABA, Alain Audet, explique que les propriétaires de salons de coiffure valsent entre la hâte de reprendre leur ciseau en main et la crainte de contracter la COVID-19.

Une femme portant un masque sous un gros séchoir dans un salon de coiffure.

Un salon de coiffure qui vient de rouvrir ses portes à Marietta, en Georgie, aux États-Unis, le 24 avril 2020.

Photo : Reuters / Bita Honarvar

Si on pense à ce qui a été fait en Saskatchewan, où les coiffeurs vont devoir travailler comme des gens de l’urgence, il y avait beaucoup de crainte à ce que ce soit des choses similaires qui soient établies ici, dit-il.

Une des grandes questions est : "S’il faut avoir tous ces équipements de protection personnelle, on les trouve où? Qui va être capable de nous les fournir?"

Alain Audet, directeur général, ABA Canada

Pas de nouvelle, bonne nouvelle

Alain Audet ne s’indigne pas de ce que les salons de coiffure du Québec n’aient pas encore de directives claires. Le directeur général explique qu’un déconfinement hâtif aurait pu priver de nombreux travailleurs de l’aide financière accordée par Ottawa, sans nécessairement être en mesure d'atteindre les profits espérés.

Dans cette optique, la prudence du gouvernement doit être bien vue, soutient M. Audet.

Ce que tout le monde veut, c’est de s’assurer que, quand l’industrie va reprendre le boulot, il faut que ce soit fait d’une façon qui est sécuritaire et économiquement responsable, précise-t-il.

Plan de déconfinement

L’ABA Canada a présenté un plan de déconfinement au gouvernement la semaine dernière. Le protocole de travail proposé a été remis à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail et à différents ministères.

Cette démarche vise à accompagner le gouvernement dans sa réflexion afin que les mesures que les salons de coiffure devront mettre en place soient applicables.

Alain Audet affirme que le gouvernement a bien reçu le document, mais que son association n’a pas été invitée pour le moment à participer à la discussion de la réouverture des salons de beauté.

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