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Dénoncé par sa conjointe, un pédophile plaide coupable

Photo de Chad-Billy, un homme dans la trentaine qui a une barbiche et les cheveux courts.

Chad-Billy Marinier

Photo : Facebook / Chad-Billy Marinier

La conjointe de Chad-Billy Marinier espérait trouver les preuves de ses infidélités en examinant le contenu de son cellulaire. La femme y a découvert que la double-vie de son conjoint allait bien au-delà de ses aventures extra-conjugales.

Marinier, 28 ans, a plaidé coupable à une accusation de possession de pornographie juvénile, la semaine dernière au palais de justice de Québec.

Le père de famille a été condamné à neuf mois de prison.

L'enquête a débuté en août 2018, lorsque la conjointe s'est présentée dans un poste de police de Québec pour exhiber une vidéo prouvant le crime.

Elle a aussi remis une carte mémoire en indiquant aux policiers de s'intéresser au fichier Hola, selon le récit fait par la poursuite lors de l'audience.

Au total, les policiers ont retrouvé 196 vidéos et 115 photos montrant des fillettes de 2 à 10 ans ayant des rapports sexuels avec des hommes adultes.

Une bulle au cerveau.

Confronté par les enquêteurs, le conjoint a immédiatement reconnu ses torts en les expliquant par une bulle au cerveau.

Il a aussi révélé lors de l'interrogatoire qu'il avait été agressé à l'âge de 4 ans, ce qui l'a perturbé.

Chad-Billy Marinier a exprimé de la honte, en disant être passé à l'acte dans un moment difficile de sa vie.

Même si c'est ponctuel, c'est quand même révélateur, a soulevé la juge Marie-Claude Gilbert en acceptant la suggestion commune des avocats de la poursuite et de la défense.

En imposant la peine suggérée de neuf mois, elle a souligné que la consommation de pornographie juvénile, même si le délinquant ne touche pas aux victimes, alimente la production de ce matériel.

Que vous ayez subi une agression ne justifie en rien de nourrir, même sur Internet, le fait que d'autres enfants soient agressés sexuellement, a insisté la juge.

Elle lui a suggéré de profiter de sa probation de deux ans pour entreprendre des thérapies pour régler ses problèmes sexuels et d'impulsivité.

Ce serait malheureux, pour reprendre votre expression, si une autre bulle vous passait par le cerveau et que vous passiez de la fantaisie aux gestes, sur des enfants.

Marie-Claude Gilbert, juge de la Cour du Québec

Père de quatre enfants

Marinier, qui occupait un poste de remorqueur avant ses démêlés avec la justice, se retrouvera au registre des délinquants sexuels pendant 10 ans.

Alors qu'il était en liberté pendant le processus judiciaire, il en a profité pour passer chez celle qui l'a dénoncé, le 11 février dernier, pour récupérer des effets personnels vers 5 h du matin.

Il a ainsi contrevenu à une ordonnance qui lui interdisait de communiquer avec son ex-conjointe.

Cette faute a valu deux mois de détention supplémentaires, à celui qui réside maintenant dans la région d'Oka au nord-ouest de Montréal.

La dénonciatrice ne s'est toutefois pas opposée à ce que Marinier ait le droit de communiquer à nouveau avec elle, pour qu'il puisse continuer d'avoir des contacts avec ses quatre enfants, dont un nouveau-né.

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