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Hillary Clinton offre son appui à Joe Biden et attaque Donald Trump

Joe Biden et Hillary Clinton dans des fenêtres vidéo sur un site web.

Comme prévu, Hillary Clinton a offert son appui à Joe Biden lors d'une conférence diffusée sur Internet.

Photo : Reuters / HANDOUT

Agence France-Presse

Hillary Clinton a annoncé mardi son soutien au candidat démocrate Joe Biden pour la présidentielle du 3 novembre, en taclant le président américain Donald Trump.

Je veux ajouter ma voix à tous ceux qui vous soutiennent pour devenir notre président, a déclaré l'ancienne secrétaire d'État, qui avait perdu la présidentielle contre le milliardaire républicain en 2016.

Joe Biden, 77 ans, a remercié, pour son soutien, « la femme qui aurait dû être présidente des États-Unis ».

Confinés chez eux, les deux démocrates animaient par visioconférence une table ronde sur les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les femmes alors que les États-Unis franchissaient mardi la barre du million de cas diagnostiqués, avec plus de 58 000 décès liés à la maladie.

Pensez juste à la différence que cela ferait en ce moment si nous avions un président qui non seulement écoutait la science, plaçait les faits avant la fiction, mais aussi nous rassemblait, a déclaré Hillary Clinton.

Pensez à ce que cela ferait si nous avions un vrai président et pas juste quelqu'un qui en joue un à la télévision.

Hillary Clinton, dans une attaque contre Donald Trump

Elle a éreinté le président républicain en appelant les Américains à élire Joe Biden, « son ami », le 3 novembre pour mettre fin au mépris, non seulement des valeurs américaines mais des institutions américaines, de l'État de droit, et de tellement d'autres choses qui sont en jeu, à cause de son occupant actuel.

J'aimerais que vous soyez président en ce moment, a-t-elle confié à Joe Biden, qui était le vice-président de Barack Obama (2009-2017) lorsqu'elle dirigeait la diplomatie américaine (2009-2013) puis pendant sa campagne présidentielle.

Je pense que de la tragédie de la pandémie, et de la perte des vies, des revenus, et de toutes les souffrances que nous traversons, naîtra un moment de prise de conscience, a avancé Hillary Clinton. Et c'est ce qui sera sur le bulletin de vote lors de cette élection : pour quel type d'Amérique voteront les gens?

Réplique rapide de l'équipe Trump

L'équipe de campagne de Donald Trump a accueilli avec sarcasme l'annonce de ce soutien, en évoquant, sur Twitter, Tara Reade. Cette femme accuse Joe Biden de l'avoir agressée sexuellement en 1993, lorsqu'il était sénateur et qu'elle travaillait pour son équipe à Washington.

Le candidat démocrate a démenti, par la voix de sa porte-parole, ces accusations, diffusées pour la première fois dans une baladodiffusion, à la fin de mars.

Depuis, Tara Reade a répété ces accusations à plusieurs médias, puis présenté un rapport à la police de Washington au début d'avril, sans citer le nom de Joe Biden, selon des médias américains.

Il y a un an, Tara Reade avait accusé, avec d'autres femmes, Joe Biden de gestes qu'elles jugeaient gênants mais ne relevant pas d'une agression sexuelle.

De nombreux républicains, mais aussi d'anciens membres de l'équipe de l'ex-candidat à la primaire démocrate Bernie Sanders, accusent les grands médias et les démocrates de ne pas assez faire écho à ces accusations.

Le chef de campagne de Donald Trump, Brad Parscale, a d'autre part affirmé qu'il n'existait pas une plus grande concentration d'establishment démocrate qu'avec Joe Biden et Hillary Clinton ensemble.

Donald Trump l'a battue une fois et maintenant il battra le candidat qu'elle a choisi, a-t-il tweeté.

La candidate démocrate avait remporté le vote populaire en 2016 avec près de 2,9 millions de voix d'avance, mais le milliardaire républicain avait gagné le vote des grands électeurs, qui élisent, par le truchement du collège électoral, le président américain.

Joe Biden ne sera officiellement désigné candidat démocrate que lors de la convention du parti, repoussée au mois d'août à cause du coronavirus. Il portera les couleurs du parti contre le républicain Donald Trump le 3 novembre.

Plus de 2500 élus et personnalités se sont déjà ralliés à sa candidature, d'après son équipe, avec en tête d'affiche Barack Obama, toujours très populaire chez les démocrates, et deux de ses grands anciens rivaux progressistes, les sénateurs Bernie Sanders et Elizabeth Warren.

Les deux tiers des Américains (67 %) s'attendent à ce que l'élection présidentielle soit « très ou vraisemblablement » perturbée par la pandémie de coronavirus, selon une étude du centre de recherche Pew publiée mardi. Et sept Américains sur dix ont dit être favorables à l'autorisation du vote par correspondance pour ceux qui le voudront.

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