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La SFM mesure l'impact de la COVID-19 sur les organismes francophones

Bureaux de la Société de la francophonie manitobaine sur le boulevard Provencher

La Société de la francophonie manitobaine (SFM).

Photo : Radio-Canada

Un sondage de la Société de la francophonie manitobaine (SFM) met en lumière l'impact de la COVID-19 sur les organismes qui desservent la communauté francophone. Plus de la moitié (60 %) des répondants disent que la pandémie a eu un impact « sérieux » sur leur fonctionnement.

Au total, 28 organismes et entreprises ont répondu à l'enquête de la SFM lancée le 16 avril.

On compte parmi eux des organismes assez imposants tels que la Division scolaire franco-manitobaine ou Caisse Groupe Financier, mais aussi de plus petits groupes comme le Directorat de l'activité sportive (DAS) ou l'Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba.

un homme devant des drapeaux

Jean-Michel Beaudry, directeur général adjoint de la Société de la francophonie manitobaine.

Photo : Radio-Canada

Le directeur général adjoint de la SFM, Jean-Michel Beaudry, souligne que s'il y a des différences importantes entre les organismes, ils ont cependant des défis en commun. Il ajoute qu'il est important d'identifier ces défis, ce que ce sondage a permis de faire.

Quelques points saillants

La SFM a ainsi cherché à savoir si la crise de la COVID-19 entraîne des problèmes de ressources humaines chez les organismes. Plus du tiers des répondants affirment qu'ils doivent mettre à pied temporairement du personnel en raison de la pandémie.

Environ 68 % soulignent que la crise actuelle leur cause des défis d'administration ou de gestion. La pandémie a également un impact sur la façon dont les organismes voient leur avenir proche.

21 % disent qu'ils devront gérer des problèmes de ressources humaines dans les deux ou cinq prochains mois et plus de 57 % notent que les défis financiers et administratifs qu'ils rencontrent en ce moment auront de sérieuses répercussions.

Une femme portant des écouteurs discute avec une autre femme par vidéoconférence sur ordinateur.

La SFM se dit ouverte à l'idée d'offrir des formations sur le télétravail aux organismes qui le souhaitent.

Photo : iStock

Autre résultat, 7 organismes sur 10 indiquent que la pandémie réduit leur capacité à programmer des activités pour l'année 2020-2021.

Le télétravail constitue également un défi pour certains. Alors que 21 % estiment que leur personnel n'est pas outillé pour travailler de la maison, 25 % notent que leur employés ne sont même pas formés par rapport à cette façon de travailler.

Plusieurs organismes notent aussi que la nécessité de faire du télétravail a entraîné des dépenses accrues de leur part.

Les attentes après le sondage

D'après Jean-Michel Beaudry, la SFM tente de voir comment unir les efforts des groupes pour répondre aux besoins spécifiques de certains.

La directrice générale du Conseil Jeunesse provincial, Roxane Dupuis, affirme qu'il serait intéressant de voir comment la SFM pourrait venir en appui aux organisme, notamment en matière de formation sur le télétravail.

On est plusieurs à nous retrouver en mode télétravail pour la première fois. Il y a peut-être des opportunités de formation qui existent et qui pourraient être offertes à plusieurs organismes, explique-t-elle.

On serait ouvert à ce genre d'initiative, répond Jean-Michel Beaudry. Comme porte-parole, on joue aussi un rôle auprès des bailleurs de fonds, des gouvernements pour avoir des réponses plus claires, dit-il.

Une femme regarde vers un babillard de photo dans un bureau.

La directrice générale du Conseil jeunesse provincial du Manitoba, Roxanne Dupuis.

Photo : Radio-Canada / Samuel Rancourt

Roxanne Dupuis estime aussi que grâce au sondage, la SFM peut faire valoir l'importance du travail que font les organismes pour le bien-être et la santé des membres de la communauté.

Directrice générale de l'Association culturelle de la francophonie manitobaine, Josée Théberge s'attend à ce que la SFM se penche sur l'enjeu de la connection Internet, souvent défaillante dans les communautés rurales.

J’ai soulevé auprès de quelques partie prenantes le défi auquel nous sommes confrontés pour nous connecter au moyen de la technologie avec nos membres sur le terrain. Si c'est complexe et imparfait en temps normal, imaginez en temps de crise. Nous sommes aux premières lignes de ce défi, précise-t-elle.

Selon elle, il est important d'assurer l'accès à la large bande à tous les Canadiens et Canadiennes, et d'avoir des discussions avec des intervenants de tous les niveaux de gouvernements pour résoudre ce problème.

Notre dossier COVID-19 : les services ouverts ou fermés dans votre région

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