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Une femme portant un tuyau d’oxygène au nez prenant un égoportrait.

Vicky Presseault Pineau garde espoir d’obtenir une double greffe de poumons malgré les complications que la pandémie provoque dans le réseau de la santé.

Photo : Courtoisie : Vicky Presseault Pineau

Vicky Presseault Pineau, de Temiskaming Shores, attend désespérément une double greffe de poumons depuis plus d’un an. En théorie, la crise actuelle pourrait l’aider à retrouver plus rapidement le souffle dont elle a grandement besoin. Mais d’ici là, sa réalité est parsemée de nouveaux défis découlant de la COVID-19.

Comme le nouveau coronavirus affecte le système respiratoire, le Réseau Trillium pour le don de la vie considère prioritaire d’aider rapidement les personnes atteintes de maladies pulmonaires.

Pour cette raison, Mme Presseault Pineau aurait de quoi se réjouir, mais sa situation est tout autre.

En réalité, mes chances ne sont pas bonnes. Ça fait des mois que je le sais et ce n’est pas que je suis correcte avec ça, mais il n’y a rien que je peux faire.

Vicky Presseault Pineau

La mère de 3 enfants a reçu de nouveaux poumons en août 2018, mais depuis, son corps cherche continuellement à les rejeter.

Des médicaments l’aident à atténuer ce réflexe inné, mais une double greffe sera à nouveau nécessaire dans son cas.

La pandémie de COVID-19 a forcé la suspension des transplantations d’organes non urgentes au Québec et en Ontario.

Malgré la priorité accordée aux personnes en situation critique, moins d’organes sont actuellement disponibles, selon le Réseau Trillium pour le don de la vie.

Compte tenu de ses symptômes de rejet chronique, Mme Presseault Pineau aura besoin de poumons correspondant exactement à son profil de receveuse.

Vicky Pineau avec sa famille dans une photo dehors, scène hivernale à Temiskaming Shores

Vicky Pineau et sa famille

Photo : Keith Peckover

Avant les mesures de confinement, Mme Presseault Pineau a passé de nombreuses semaines à Toronto pour être plus près des services médicaux spécialisés dont elle avait besoin quasi quotidiennement.

Ses médecins et elle ont conclu qu’il était préférable qu’elle rentre à la maison dans le Témiscamingue ontarien durant la crise sanitaire.

Elle serait ainsi moins à risque de contracter le virus qu’en vivant dans la métropole et pourrait être entourée de ses proches pendant cette période difficile.

Elle s’inquiète néanmoins que son état de santé dépérisse alors qu’elle ne peut obtenir des analyses sanguines et des rayons X chaque semaine comme elle en avait l’habitude.

Mes médicaments antirejet changeaient toutes les semaines en fonction de mes prises de sang. Maintenant, il faut que je communique par téléphone pour tous mes rendez-vous.

Vicky Presseault Pineau

Ces rencontres téléphoniques régulières avec du personnel médical de Toronto lui procurent tantôt du réconfort, tantôt de l’appréhension.

Avec la pandémie, il y a plus de personnes qui ont des questions et qui ont besoin d’aide donc, ça prend parfois des jours avant d’avoir des réponses des médecins se désole-t-elle.

C’est pour elle une montagne russe d’émotions.

Honnêtement, tu deviens pas mal déprimée. Mais je suis chanceuse parce que j’ai une grande famille et elle m’encourage tous les jours. Ça prend ça!

Vicky Presseault Pineau
Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Un message d’espoir

Le Réseau Trillium pour le don de la vie lance un message d’espoir à tous ceux qui sont en attente d’une greffe.

Le directeur médical des transplantations, Darin Treleaven, indique que son équipe se prépare à augmenter de manière stratégique le nombre d’opérations dès que ce sera possible.

Nous sommes en étroite communication avec nos partenaires dans les unités de soins intensifs et les départements de chirurgie des hôpitaux. Nous voulons reprendre progressivement [nos opérations] et offrir aux patients sur les listes d’attente la chance de recevoir le don de la vie.

Darin Treleaven, directeur médical des transplantations au Réseau Trillium pour le don de la vie

Les donneurs et les receveurs seront rigoureusement testés pour la COVID-19. M. Treleaven reconnaît qu’il faudra un certain temps pour atteindre à nouveau le volume de transplantations d’avant la pandémie.

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