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Des mesures rigoureuses mises en place chez Produits forestiers Résolu

Une pancarte indique clairement que les opérateurs seulement peuvent entrer dans une cabine.

Seuls les opérateurs peuvent entrer dans les cabines aux installations de Résolu à La Doré.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Mélissa Paradis

La pandémie de COVID-19 a forcé les directions des entreprises qui n'ont pas cessé leurs activités à faire des pieds et des mains pour assurer la sécurité de leurs employés. L'exercice, qui est constamment revu et corrigé, a été particulièrement difficile pour les grandes industries. C'est notamment le cas de Produits forestiers Résolu (PFR), où Radio-Canada a pu constater de visu les mesures mises en place.

Les 4800 travailleurs canadiens de PFR qui sont toujours à l'emploi ont dû faire preuve d'une grande souplesse au cours des dernières semaines pour minimiser les risques de propager le coronavirus. Ils ont aussi dû se plier à de nouvelles directives.

« Les modifications majeures ont été, premièrement, les stations de lavage de mains à l'entrée. Ensuite, il y a quatre personnes à temps plein qui font de la désinfection sept jours sur sept, 24 heures sur 24, après les heures de repas et de pauses. On a loué des roulottes de chantier pour être capable de faire de la distanciation et pour que chaque usine ait son endroit pour dîner, séparé », explique Stéphane Painchaud, directeur de la scierie et de l’usine de rabotage de La Doré.

Un employé désinfecte des boîtes sur un charriot.

À l’usine de Saint-Félicien, tout le matériel qui provient de l’extérieur, notamment les pièces de remplacement des équipements, est soigneusement désinfecté et mis en retrait pendant 24 h avant d’être placé sur les étagères.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Le nombre de personnes pouvant se retrouver dans un même lieu a été réduit. Les horaires ont été adaptés. Les employés sont également invités à prendre régulièrement leur température sur une base volontaire. Les communications entre la direction et les travailleurs ont été repensées pour éviter tout rassemblement.

« On a maintenant des télés qui roulent 24 heures sur 24 avec l'information qu'on veut donner. On broche sur les talons de paies des employés l'information pertinente. On a aussi le syndicat qui a fait une page Facebook », poursuit Stéphane Painchaud.

Questionnaires

À l'usine de pâte Kraft de Saint-Félicien, où les fournisseurs de produits chimiques et les transporteurs nord-américains vont et viennent constamment, des règles strictes ont été instaurées. Tous les conducteurs doivent répondre à un questionnaire serré attestant de leur bonne santé, sans quoi ils ne peuvent entrer sur le site.

Un camionneur répond aux questions d'un employé de Résolu à l'entrée des installations.

À Saint-Félicien, tous les fournisseurs et les transporteurs doivent répondre à un questionnaire serré attestant de leur bonne santé avant de pouvoir entrer sur le site. Cette règle s’applique aussi à tous les employés.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

On a élevé d'un niveau nos mesures de protection avec ces livreurs-là. Pour les gens qui vont faire l'expédition de la pâte en camion, les règles sont très strictes. Ils n'ont pas le droit de sortir du camion. Tout se transige à distance. Ils vont venir faire la réception, on va contrôler les accès, on va leur poser des questions, vérifier leurs symptômes, relate Jean Ménard, directeur de l’usine de Saint-Félicien.

Chaque colis contenant une pièce de réparation est aussi désinfecté et mis de côté pendant 24 heures avant d'être placé sur les tablettes. Pour gérer les risques liés au coronavirus, PFR a mis une unité spéciale en place. Le défi était de taille pour l'entreprise, qui compte une quarantaine d'installations au Canada et aux États-Unis.

Depuis une dizaine d'années, chez Produits forestiers Résolu, on a implanté beaucoup de normes très sévères, très exigeantes pour nos employés, mais jamais autant en si peu de temps

Dominic Leroux, directeur principal en santé et sécurité chez PFR
Un travailleur désinfecte une chaise dans une cafétéria.

Des employés font régulièrement la désinfection des lieux communs, comme dans cette cafétéria de l’usine de La Doré.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Le représentant des employés en santé et sécurité à La Doré, Dany Tremblay, raconte que les employés ont dû s’adapter.

Ç'a été vécu un petit peu comme dans la population en général. Il y avait des personnes qui avaient plus peur que d’autres. On a tous des familles, on a des grands-parents, de jeunes enfants aussi. Ça a été de rassurer ces gens-là. Aujourd'hui, je vous dirais que la machine a commencé à embarquer. C'est toujours au début qu'on a de la misère, observe-t-il.

Les nombreux changements ont ralenti la tâche des travailleurs. Les protocoles sont constamment revus en fonction des directives de santé publique.

Depuis le début, c'est ce qui a évité d'avoir peut-être un épicentre de contamination dans nos sites. Actuellement, on n'a pas de personnes diagnostiquées avec la COVID. On en a eu quelques-uns aux États-Unis, à Miami, mais les gens n'étaient pas sur les sites. On les a détectés au début, poursuit Dominic Leroux.

Un employé se lave les mains dans un lavabos.

Des lavabos ont été installés dans toutes les installations de Résolu où le lavage des mains est obligatoire dès l’entrée des employés, comme ici à Saint-Félicien.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Avec cette nouvelle réalité, les employés ne perdent pas de vue leur objectif principal, qui est de limiter les accidents de travail. Dans le cadre d’un programme de santé et de sécurité déployé par PFR, leur vigilance permet de remettre des sommes d'argent à des organismes locaux qui, en temps de pandémie, doivent soutenir les gens dans le besoin plus que jamais.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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Saguenay–Lac-St-Jean

Industrie forestière