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Retour en classe : les chauffeurs d'autobus déçus

Un autobus scolaire

Les autobus scolaires sont stationnés depuis maintenant six semaines.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

Avec le retour des élèves du primaire sur les bancs d’école prévu dans deux semaines, les chauffeurs d’autobus se disent déçus des annonces les concernant qui ont été faites lundi par le gouvernement Legault.

Malgré une rencontre, cet avant-midi, notamment avec le ministère de l'Éducation et les commissions scolaires, les chauffeurs déplorent ne pas avoir reçu de consignes claires sur les mesures de sécurité à mettre en place dans les autobus.

Tout le monde avait des questions qui sont demeurées sans réponses parce que la santé publique ne faisait pas partie de la conférence, fait savoir Stephen Gauley, président du transport scolaire FESP-CSN et chauffeur d’autobus depuis 12 ans à Cookshire-Eaton.

[Les chauffeurs] ne savent pas ce qu’ils doivent préparer et acheter. Les transporteurs ont aussi demandé qui va payer quoi. Ça non plus, on n’a pas eu de réponses. Dépendamment [sur] ce qui sera mis en place, les coûts peuvent monter assez vite.

Stephen Gauley, président du transport scolaire FESP-CSN et chauffeur d’autobus depuis 12 ans à Cookshire-Eaton

Un élève par banc

Stephen Gauley déplore également que dans la documentation reçue par le gouvernement, il n’y a qu’une ligne qui s’adresse à eux.

Les chauffeurs devront s’assurer d’asseoir un élève par banc, en utilisant un banc sur deux et de mettre en place une zone de protection pour le conducteur.

C’est tout ce que l’on a. On est très déçu. [On aurait aimé] les masques, les visières et les gants, si on doit intervenir. S’assurer qu’il y ait du désinfectant pour les chauffeurs, mais aussi pour les élèves, énumère-t-il.

Selon M. Gauley, il peut y avoir entre 48 à 60 élèves par autobus. Avec les nouvelles mesures, il estime que les autobus pourront compter environ 12 élèves. Il présume que les trajets seront revus.

On devra probablement faire deux circuits.

Stephen Gauley, président du transport scolaire FESP-CSN

Au Québec, les chauffeurs d’autobus âgés de plus de 60 ans représenteraient plus de la moitié de la main d’œuvre.

J’aimerais qu’on ait les mêmes conditions que les enseignants de 60 ans et plus et qu’ils [les chauffeurs] puissent rester chez eux ou que ça soit un retour volontaire, soutien Stephen Gauley.

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