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10 livres jeunesse autochtones à découvrir

Un garcon tient son bâton de hockey au bout de ses bras dans les airs.

La couverture du livre et l'affiche du film « Cheval Indien »

Photo : XYZ

Radio-Canada

L’ancien député de l’Abitibi–Baie-James–Nunavik–Eeyou Romeo Saganash représentera les Territoires autochtones au Combat national des livres 2020 et défendra pour l’occasion Cheval Indien, de Richard Wagamese, qui raconte l'histoire poignante de Saul Cheval Indien, un jeune Autochtone arraché à ses parents pour être envoyé au pensionnat, et qui a été adapté au grand écran.

En entrevue avec Pénélope McQuade un peu plus tôt ce printemps, l'avocat cri a expliqué qu’il a choisi de défendre un livre racontant une histoire qui se rapproche de la sienne. S’il craignait de rouvrir des cicatrices en le lisant et avoue avoir eu le cœur brisé par moments, il s’est reconnu dans le personnage du roman qui, comme lui, est un survivant des pensionnats autochtones.

Proposer aux jeunes autochtones des personnages et des livres qui racontent des histoires ancrées dans leur culture est essentiel, et permet également aux jeunes non Autochtones de mieux comprendre l’histoire du Canada. Plusieurs maisons d’édition s’y emploient avec succès. Si le roman Cheval Indien s’adresse plutôt à un lectorat confirmé, voici une liste de 10 titres à proposer aux jeunes lecteurs et lectrices, en fonction de leur âge.

Puisque les bibliothèques et librairies sont fermées, ces livres peuvent être commandés en format papier en ligne et certains en format numérique. Et c’est un achat local.


À partir de 4 ans

Quand on était seuls (Nouvelle fenêtre), de David Alexander Robertson. Illustrations de Julie Flett

Ce livre raconte la délicate histoire des pensionnats à travers la conversation d’une petite fille avec Nokom, sa « kokum », un mot qui signifie « grand-mère » en cri.

David Alexander Robertson a reçu le Prix littéraire du Gouverneur général en 2017 pour la version anglaise When We Were Alone. Cet auteur signe aussi des romans pour les plus de 9 ans et plus de 12 ans. Il a également écrit une bande dessinée sur Gabriel Dumont (Nouvelle fenêtre).

La couverture du livre Quand on était seuls, de David A. Robertson, illustré par Julie Flett. Illustration représentant deux fillettes à plat ventre sur des feuilles d'arbres, en uniforme, les pieds relevés.

La couverture du livre Quand on était seuls, de David A. Robertson, illustré par Julie Flett

Photo : Les éditions des Plaines

Résumé : En aidant sa grand-mère à entretenir son jardin, une fillette remarque chez celle-ci des caractéristiques qui piquent sa curiosité.

Pourquoi sa grand-mère porte-t-elle ses longs cheveux en tresses et des vêtements de couleurs vives? Pourquoi parle-t-elle une autre langue et passe-t-elle tant de temps avec sa famille? Ces questions amènent l’aînée à parler des années qu’elle a passé enfant dans un pensionnat autochtone, endroit où tout lui avait été enlevé. Quand on était seuls raconte une période difficile et constitue, en dernier ressort, un témoignage de courage et de prise en charge personnelle.


À partir de 5 ans

Celle-qui-va (Nouvelle fenêtre), de Virginia Pésémapéo Bordeleau
C’est le premier livre jeunesse de la peintre, poète et écrivaine métisse et crie.

Un femme est dessinée sur la page couverture.

La couverture du livre «Celle-Qui-Va », de Virginia Pésémapéo Bordeleau

Photo : HANNENORAK

Résumé : La chamane Celle-Qui-Va est inquiète. Son talisman sacré, un os de grizzli sculpté, a disparu! Elle doit absolument le retrouver! Un songe la guide alors au cœur de la montagne du Chef-Qui-Dort… où le sorcier Arbre-Penché l’attend avec ses pouvoirs maléfiques. Celle-Qui-Va réussira-t-elle à le vaincre et à récupérer son précieux talisman? L’esprit du grizzli lui viendra-t-il en aide? Suivez la chamane dans sa fabuleuse quête!


À partir de 6 ans

Si tu n’es pas de la prairie (Nouvelle fenêtre), de David Bouchard. Illustrations de Henry Ripplinger

Un voyage au cœur des Prairies canadiennes en poésie et en images.

Deux enfants sont assis dans de l'herbe avec un vélo couché par terre.

La couverture du livre « Si tu n’es pas de la prairie », de David Bouchard

Photo : Éditions des Plaines

Résumé : Ce conte est un retour en images et en poésie à ces souvenirs d’enfance au pouvoir évocateur. Par sa plume, David Bouchard nous rappelle la force du vent, le ciel infini et le froid mordant. Les illustrations de Henry Ripplinger sont des instantanés du passé – parties de hockey sur la rivière, moments de rêvasserie dans les hautes herbes, quête de grenouilles dans l’étang. Grâce à eux, nous découvrons avec nostalgie un lieu et un mode de vie uniques. Voici un baume pour l’esprit et l’âme.


Quand j’avais huit ans (Nouvelle fenêtre), de Christy Jordan-Fenton et Margaret Pokiak-Fenton. Illustrations de Gabrielle Grimard

Basé sur la vraie histoire de Margaret Pokiak-Fenton, cet album est une adaptation pour les plus jeunes du roman jeunesse Les bas du pensionnat (Nouvelle fenêtre), des mêmes autrices.

Une fillette tient un livre et trois autres la regardent.

La couverture de « Quand j’avais huit ans », de Christy Jordan-Fenton et Margaret Pokiak-Fenton

Photo : Éditions Scholastic

Résumé : Olemaun a 8 ans et elle sait beaucoup de choses. Mais elle ne sait pas lire. Faisant fi des avertissements de son père, elle effectue un long voyage pour aller à l'école des étrangers.

Au pensionnat, les religieuses lui retirent son nom, rasent ses cheveux et la forcent à faire des tâches ménagères, mais Olemaun demeure imperturbable. Sa ténacité attire l'attention d'une religieuse vêtue d'une longue robe noire, qui tente de briser son esprit à la moindre occasion. Mais Olemaun est plus déterminée que jamais à apprendre à lire.


À partir de 9 ans

L’ambassadrice de la paix : Thanadelthur (Nouvelle fenêtre), de David Alexander Robertson, Éditions Hannenorak (BD jeunesse)

Ce livre fait partie de la série Nation big spirit : d’hier à aujourd’hui, qui propose sept bandes dessinées sur l’histoire canadienne en s’intéressant à des figures autochtones marquantes, parfois méconnues.

Une femme marche dans la neige avec des raquettes.

La couverture du livre « L’ambassadrice de la paix : Thanadelthur », de David Alexander

Photo : Éditions Hannenorak

Résumé : Quand Cole se fait prendre à dessiner en classe, son enseignant décide de lui imposer un travail supplémentaire : il aura à faire une présentation orale sur une figure marquante de l’histoire autochtone. Cole est prêt à tout pour éviter de parler devant la classe, même à feindre d’être malade, jusqu’à ce qu’il découvre l’histoire exceptionnelle de Thanadelthur, ambassadrice de la paix entre les Cris et les Dénés et interprète du gouverneur de Fort York. Inspiré par son courage, il surmonte ses craintes.


Je ne suis pas un numéro (Nouvelle fenêtre), de Kathy Kacer et Jenny Kay Dupuis. Illustrations de Gillian Newland

Inspiré de la vie de la grand-mère de Jenny Kay Dupuis, ce roman met en lumière une sombre partie de l'histoire du Canada de manière à sensibiliser les enfants et à leur permettre d'en tirer une leçon humaine et historique.

Une jeune fille triste se fait couper les cheveux.

La couverture de « Je ne suis pas un numéro », de Kathy Kacer et Jenny Kay Dupuis

Photo : Éditions Scholastic

Résumé : Irene, 8 ans, et ses deux frères sont forcés de quitter leur famille pour aller dans un pensionnat loin de chez eux. C'est la loi! Dans cet endroit austère, on les empêche de parler leur langue et on leur donne un numéro en guise de nom. À la fin de l'année scolaire, les enfants rentrent à la maison et informent leurs parents des conditions exécrables dans lesquelles ils doivent vivre au pensionnat. Les parents trouveront-ils un moyen de cacher les enfants afin qu'ils n'y retournent jamais?


Mingan : mon village (Nouvelle fenêtre), de Rogé

Un petit garçon regarde sur le côté.

La couverture de « Mingan : mon village », de Rogé

Photo : Éditions de la Bagnole

Résumé : L'auteur a visité l'école de Mingan, un village innu au nord-est du Québec. Il y a passé quelques jours, histoire de prendre le temps de photographier chacun des élèves. Rentré chez lui, dans son atelier des Îles-de-la-Madeleine, un pinceau à la main, il a revisité le regard de ces enfants. De ce séjour à Mingan, Rogé a gardé 15 visages et 15 textes, des poèmes écrits par les jeunes Innus.


À partir de 10 ans

La croqueuse de pierre, de Louise Flaherty (Nouvelle fenêtre). Illustrations de Jim Nelson

Inspiré d’une légende inuit traditionnelle, ce roman met en scène une étrange créature sombre qui hante le paysage arctique et se nourrit d’enfants qui ne sont pas suffisamment sur leurs gardes.

Une vieille femme sort d'une caverne.

La couverture de « La croqueuse de pierre », de Louise Flaherty

Photo : Éditions Kata

Résumé : Alors que tout le monde se prépare pour l’hiver qui approche, deux filles s’éloignent de leur camp, suivant un chemin formé de pierres à la fois étranges et magnifiques. Mais ce qui s’annonçait comme un après-midi paisible au cœur de la toundra devient rapidement cauchemardesque : les filles se retrouvent piégées dans la grotte de Mangittatuarjuk – la croqueuse de pierre!

Ce livre est l’un des deux premiers publiés par la jeune maison d’édition Kata avec Comment transformer une banane en vélo (Nouvelle fenêtre), de Jerry Dougherty.

Si les deux premiers livres de la maison Kata sont sortis en pleine pandémie et n’ont pas eu le temps de se rendre en librairie, on peut quand même se les procurer en commandant sur son site Internet.


À partir de 12 ans

Tsiueten (Nouvelle fenêtre), de Josée Laflamme et Jean-Louis Fontaine

Le tome 2, Tsiueten : les chemins de l’invisible (Nouvelle fenêtre), est sorti le 12 novembre 2019.

Une jeune fille est dessinée au milieu de la forêt.

La couverture du livre « Tsiueten », de Josée Laflamme et Jean-Louis Fontaine

Photo : Éditions Pierre Tisseyre

Résumé : Alors que l’été s’essouffle doucement, Tsiueten et sa famille s’apprêtent à quitter le village. Les bagages sont ficelés et les canots, prêts à filer sur l’eau. Ce voyage, Tsiueten l’a tant attendu! Hier encore, il s’est endormi au souvenir de la petite cabane sur le territoire de ses ancêtres où il passera l’hiver avec les siens. Là-bas, tout est si vaste, si beau et parfois même si mystérieux... Alors qu’il pagaie vers la grande forêt des Innus, Tsiueten espère se montrer digne d’un tel héritage en devenant un grand chasseur. Cependant, entre les grandes épinettes noires se trouve bien plus que le gibier dont il rêve. Là, quelque part entre le monde des hommes et celui des songes se cachent des esprits millénaires qui attendent le retour de celui qui voit et entend tout. Le retour de Tsiueten…


À partir de 13 ans

Pilleurs de rêves (Nouvelle fenêtre), de Cherie Dimaline, traduction de Madeleine Stratford (Boréal)

Ce livre a reçu le Prix du Gouverneur général en littérature jeunesse en 2017 et a été défendu à Canada Reads (le pendant anglais du Combat national des livres) en 2019.

Image de la couverture du livre Pilleurs de rêves de Cherie Dimaline : une illustration représentant des flammes noires sur fond de chevrons jaunes et blancs.

La couverture du livre Pilleurs de rêves, de Cherie Dimaline.

Photo : Boréal

Résumé : Dans un monde ravagé qui court à sa perte, les êtres humains ont perdu la capacité de rêver. Seuls les peuples autochtones ont su préserver cette faculté dont le secret réside dans la moelle de leurs os... Une dystopie puissante.


D’autres livres jeunesse pour les plus petits et les plus grands

Combat national des livres 2020

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