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Du circuit de la Coupe du monde au chevet de ses patients

Une femme dévale une pente sur sa planche à neige.

L'Ontarienne Sarah Anne Cormier fait partie du programme NextGen de l'équipe canadienne de parasurf des neiges depuis juin 2019.

Photo : Courtoisie/Sarah Anne Cormier

Habituée à une longue saison sur le circuit de la Coupe du monde de parasurf des neiges, l’Ontarienne Sarah Anne Cormier a repris du service plus tôt que prévu comme infirmière dans un hôpital de Kingston.

Normalement employée à temps partiel dans une unité de soins intermédiaires, elle travaille beaucoup plus d’heures qu’elle en a l’habitude à ce stade de la saison en raison de la pandémie du coronavirus. Elle affirme qu'il s'agit d'une expérience à la fois saisissante et intimidante.

Je n’ai personnellement pas eu de patient atteint de la COVID-19 à ma charge jusqu’à présent, mais j’ai aidé à prendre soin d’une personne atteinte du virus. Elle était mal en point. C’était une toute autre expérience, c’était épeurant!, concède-t-elle.

J’ai lu beaucoup de récits d’infirmières en Italie qui expliquent avoir tout fait ce qu'elles pouvaient, mais que ce n’était tout simplement pas assez. C’est ça qui fait peur, renchérit celle qui complète généralement quatre quarts de travail aux deux semaines en raison de son calendrier chargé de compétitions.

Une infirmière porte un stéthoscope rose autour de son cou.

Sarah Anne Cormier prête main forte comme infirmière à temps plein à Kingston, en Ontario.

Photo : Courtoisie/Sarah Anne Cormier

La planchiste de 28 ans prenait part à une étape du circuit de la Coupe du monde de parasurf des neiges à Lillehammer, en Norvège, quand l'équipe canadienne a été rappelé au pays à la mi-mars.

On a compris que c'était important parce que notre saison a été écourtée, mais d'être confronté à un cas directement comme ça, ça a remis les choses en perspective, indique Sarah Anne Cormier, qui vise une première participation aux Jeux paralympiques de Pékin en 2022.

C’est une maladie insensée. Les personnes qui ont un problème respiratoire existant ont très peu de chances de s’en sortir si elles attrapent ce virus [...] Comme infirmière, on peut tout faire en notre pouvoir pour les aider et ce ne sera peut-être pas assez. C'est surréel.

Sarah Anne Cormier, membre du programme NextGen de l'équipe canadienne de parasurf des neiges

Dans les circonstances, la nature de son travail n’a que peu changé. La planchiste native de Collingwood assure le suivi des patients qui nécessitent des soins intensifs, comme ceux qui sortent du bloc opératoire. Les personnes qui sont sérieusement blessées n’ont pas soudainement arrêté d’aller à l’hôpital à cause de la COVID-19, indique-t-elle. Il faut aussi les soigner, eux.

Comme plusieurs infirmières de son service, elle suivra une formation sur l'intubation trachéale prochainement. Cette manœuvre est parfois temporairement nécessaire pour aider les personnes atteintes de la COVID-19. La formation se veut purement préventive, note-t-elle.

Je crois que nous n’avons eu qu’une soixantaine de cas positifs à Kingston. C’est plutôt étonnant compte tenu de la taille de la ville. Et la plupart des cas n’ont pas été admis à l’hôpital, estime l’infirmière.

Pas de compétitions internationales avant Noël

Une femme se tient au sommet d'une montagne enneigée, les bras dans les airs.

L'Ontarienne Sarah Anne Cormier a pour objectif les Jeux paralympiques de 2022 à Pékin, en Chine.

Photo : Courtoisie/Sarah Anne Cormier

Contactée lors de l'un de ses jours de congé, l'Ontarienne a concédé que son sport lui manque.

Comme tout le monde, elle ignore quand la vie retrouvera un semblant de normalité. D'ici là, elle s'entraîne par visioconférence avec ses coéquipiers et coéquipières du programme NextGen de l'équipe nationale de parasurf des neiges dont elle fait partie depuis juin 2019.

D'ordinaire, après deux ou trois semaines à la maison, la planchiste ontarienne se préparerait à faire ses valises pour une nouvelle destination. À en croire son entraîneur, son retour sur les pentes pourrait devoir attendre longtemps.

Nous devions aller en Europe en novembre, mais je crois que c’est en suspens. On voyagera peut-être à l'intérieur du pays à compter de septembre, mais selon mon entraîneur, on restera au Canada jusqu’à Noël, au moins.

On va rater une Coupe du monde, mais c’est mieux d’être en sécurité. Le sport sera encore là à notre retour.

Sarah Anne Cormier
Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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