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Le confinement crée les conditions idéales pour observer les oiseaux

Plusieurs oies volent ensemble au-dessus de la mer.

Un ornithologue à Victoria dit qu'avec l'arrivée du printemps les migrations d'oiseaux sont déjà commencées.

Photo : Jacques Sirois

Les quartiers urbains moins bruyants en raison des mesures de confinement donnent l’occasion aux ornithologues amateurs d’observer la faune urbaine, en particulier les oiseaux, de chez eux.

En Colombie-Britannique, on entend de plus en plus d’oiseaux, un phénomène qu’un ornithologue de Victoria dit être en partie dû à l'arrivée du printemps, mais aussi aux changements dans le comportement des humains.

D'abord, c'est le printemps, alors les migrations d'oiseaux sont bien commencées, explique Jacques Sirois, président des Amis du refuge d’oiseaux du havre de Victoria. Dans la région de Victoria, il n’y a presque pas de bateaux de plaisance en mer. Il n’y a pas beaucoup de bruit et on entend beaucoup plus d'oiseaux sur la mer et, autrefois, on ne pouvait pas l'entendre à cause du bruit des moteurs.

On a plusieurs parcs urbains qui sont pris d'assaut par le public. Les gens voient plus de choses parce qu'ils sont plus dehors peut-être.

Une citation de :Jacques Sirois, ornithologue

Moins de bruit signifie que les oiseaux ne doivent plus chanter aussi fort, note-t-il.

Pour plusieurs personnes, passer plus de temps à la maison devient alors l’occasion idéale pour observer de plus près les différentes espèces d’oiseaux. Il y en a plus de 390 espèces dans la région de Victoria, souligne M. Sirois.

Deux oies sur la plage.

Jacques Sirois, ornithologue à Victoria, suggère de se lever tôt pour observer les oiseaux et de prendre son temps.

Photo : Jacques Sirois

Dans le nord de la province, les mésanges, les courlis et les pics flamboyants sont bien représentés.

La réduction de la pollution sonore offre aussi l’occasion aux experts de faire plus de recherches sur l'impact de cette dernière sur le comportement des oiseaux et leurs chants, explique Ken Otter, ornithologue à l’Université du Nord de la Colombie-Britannique.

Aux amateurs, M. Sirois offre quelques astuces pour observer la faune urbaine : d’abord, investir pour se procurer de bonnes jumelles et un appareil photo, puis se lever tôt. Le meilleur moment pour observer les oiseaux est tôt le matin quand les choses sont plus calmes, explique-t-il. Sinon, on peut aussi trouver des moments durant la journée quand il n’y a pas de vent.

Il s'agit de prendre son temps et, normalement, ça porte fruit.

Une citation de :Jacques Sirois, ornithologue

Finalement, l’ornithologue suggère de faire part de ses observations avec les autres amateurs de sa région sur la base de données en ligne eBird. Élaborée par le Cornell Lab of Ornithology et la National Audubon Society, cette base de données recueille des informations sur les oiseaux partout en Amérique du Nord.

Pas seulement les oiseaux à l'évidence

Quant aux personnes qui s'intéressent plus ou moins aux oiseaux, M. Sirois leur rappelle que la diminution des activités humaines sur l’eau donne aussi de meilleures chances d’apercevoir des baleines.

Trois baleines dans la mer.

L'absence des navires en mer signifie moins de bruit sur les eaux et un environnement plus accueillant pour les baleines, dit Jacques Sirois.

Photo : Jacques Sirois

Les bateaux de plaisance, les navires et la navigation en général font énormément de bruit ici dans la mer de Salish, dit-il. Alors, en ayant moins de navigation moins de plaisanciers, c'est fantastique pour les baleines.

Il ajoute que Cattle Point, à Oak Bay, Clover Point, à Victoria et Macaulay Point, à Esquimalt, offrent tous de bons points de vue pour les baleines.

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