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Blood Quantum, un film d'horreur qui arrive au bon moment

Trois hommes sont debout avec des armes aux mains.

Le film « Rouge Quantum », de Jeff Barnaby, s'intéresse aux pandémies tout en critiquant le colonialisme et la xénophobie.

Photo : Courtoisie du TIFF

La Presse canadienne

Les zombies ont souvent été utilisés dans la culture populaire comme métaphore des peurs et menaces collectives, y compris les maladies infectieuses et leurs effets sur le corps et la société.

Le film du Montréalais Jeff Barnaby Rouge Quantum (Blood Quantum), qui arrive mardi sur les plateformes de vidéo sur demande, raconte l'histoire d'une communauté fictive des Premières Nations immunisée contre une épidémie transformant les gens en zombies. On y trouve évidemment des parallèles qui donnent froid dans le dos avec la pandémie de COVID-19 ainsi que d'autres événements récents.

L'idée de l'immunité, de l'infection et de la peur des autres – des gens qui pourraient nous infecter, savoir qui est malade et qui n'est pas malade – a soudainement pris une tournure très sérieuse, a souligné la vedette du film, Michael Greyeyes, dans une récente entrevue téléphonique depuis son domicile de Toronto.

Et je pense que lorsque le public regardera ce film, il dira : “Wow, c'est à propos de nous. C'est à propos de nos expériences. C'est à propos de la xénophobie et du racisme et d'un sentiment de terreur inexprimé.” Je pense que le public va adorer, a poursuivi le comédien.

J'espère que cela n'exacerbera pas notre propre terreur existentielle, mais c'est un peu pour cette raison que nous nous tournons vers les films d'horreur.

Une citation de :Michael Greyeyes, vedette de « Rouge Quantum »

Rouge Quantum a d'abord été présenté au Festival international du film de Toronto (TIFF) en septembre et devait sortir en salle le mois dernier. Les fermetures liées à la COVID-19 ont toutefois empêché ce lancement, d'où la sortie en vidéo sur demande mardi.

Un film sur le colonialisme et la xénophobie

L'écrivain-réalisateur micmac montréalais Jeff Barnaby a commencé à développer ce film il y a 13 ans. Cette réalisation artistique avait d’abord pour ambition de contextualiser le colonialisme et la dynamique des peuples des Premières Nations dans les limites de la société postcoloniale.

Il voulait également montrer les effets sociétaux des pandémies, y compris la xénophobie et la paranoïa.

Le décor – une réserve micmaque isolée inondée de personnes étrangères non immunisées cherchant refuge – est censé symboliser les problèmes systémiques, y compris l'oppression violente, les traumatismes et l'assimilation forcée auxquels sont confrontés les peuples autochtones.

Michael Greyeyes interprète le chef de police à la réserve indienne fictive de Red Crow. Elle-Maija Tailfeathers tient le rôle d'une infirmière dans un hôpital où la patientèle commence à se transformer en zombies.

Les autres membres de la distribution incluent Forrest Goodluck, Kiowa Gordon, Kawennahere Devery Jacobs et Olivia Scriven.

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