•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Agression armée dans Villeray : la mère accusée de meurtre

Poste de commandement du SPVM.

L'agression s’est produite vers 18 h samedi dans un appartement de la rue Rousselot, entre la rue Jarry et le boulevard Crémazie Est.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La mère qui serait responsable d’une agression armée sur ses deux fillettes samedi soir dans le quartier Villeray, à Montréal, a été formellement accusée de meurtre non prémédité.

Elle est accusée de meurtre au deuxième degré de sa fille de 11 ans et de tentative de meurtre sur sa fille de 5 ans.

La femme de 34 ans a comparu lundi matin par téléphone de son lit d’hôpital. Elle est hospitalisée en raison de blessures qu’elle s’est elle-même infligées au haut du corps.

Il n’y avait personne dans la salle d’audience.

L'accusée n'avait pas d'antécédents judiciaires.

Lorsqu’elle sera rétablie, elle sera transférée dans un établissement carcéral en attendant la suite des procédures fixées à la mi-mai.

Selon l’avocat de la défense, il est trop tôt pour parler d’évaluation psychiatrique.

Les prochains jours vont être critiques pour moi en ce sens où je vais vouloir avoir des contacts plus approfondis avec ma cliente et faire avancer les choses sur ce point. Évidemment, on est en attente de la preuve, a affirmé Me Charles Benmouyal.

De son côté, le procureur aux poursuites criminelles et pénales Simon Boulianne a déclaré : Lorsqu’une personne comparaît de l’hôpital, il y a un policier qui va assurer la garde de la chambre jusqu’à ce que la comparution soit faite. Une fois que c’est fait, la juridiction se transfère plutôt à la sécurité publique qui va prendre le relais.

Le fil des événements

L'agression s’est produite vers 18 h dans un appartement de la rue Rousselot, entre la rue Jarry et le boulevard Crémazie Est.

La fillette de 11 ans blessée grièvement à l'arme blanche a succombé à ses blessures en fin de soirée, samedi. Sa petite sœur se trouve maintenant dans un état stable. Dévasté, son père se trouve à son chevet. L’homme de 55 ans était sur place lors de l'agression. Il a été traité pour un choc nerveux.

Selon le voisinage, seuls le père et les deux fillettes vivaient dans un logement de la Coopérative Rousselot.

Des membres de la famille ont indiqué que le couple s'était séparé il y a trois ans environ et que le père et la mère se partageaient la garde des enfants.

Le soir du drame, les parents auraient décidé d’organiser un souper avec les enfants. À un certain moment, les parents seraient allés à l’extérieur pour discuter. La mère serait ensuite rentrée dans l’appartement et c’est à cet instant qu’elle aurait commis l’irréparable.

Le CIUSSS du Nord-de-l'Île-de-Montréal a indiqué que des intervenants feront du porte-à-porte dans le voisinage pour offrir du soutien psychologique aux résidents affectés par la tragédie.

Avec les informations de Geneviève Garon

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.