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Le Québec pourrait tester jusqu'à 30 000 personnes par jour

Le dépistage massif « fait partie des conditions de déconfinement qu’on a mises en place », clame Horacio Arruda.

Un travailleur du milieu de la santé muni d'un masque de protection attend les citoyens au centre de test.

Les autorités politiques et sanitaires veulent augmenter sensiblement le nombre de tests quotidiens de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Bertrand Galipeau

« On veut augmenter le nombre de tests », a indiqué lundi le premier ministre François Legault, confirmant ainsi les informations dévoilées plus tôt par Radio-Canada.

En ce moment, selon des données publiées quotidiennement par l'Institut national de santé publique (INSPQ), le Québec réalise moins de 5000 tests par jour.

On est l’un des endroits au monde où, par millions d’habitants, on teste le plus, avec l’Allemagne, a néanmoins assuré François Legault.

Alors que Québec vient d'annoncer une réouverture progressive du milieu scolaire, les autorités sanitaires comptent encore accélérer leur capacité de dépistage. On va tester, tester, tester, a affirmé Horacio Arruda.

Le nombre de tests quotidien devrait monter rapidement à 15 000, a souligné le directeur national de santé publique, Horacio Arruda, en précisant que cette volonté est indispensable pour suivre l'évolution de l'épidémie. Cette mesure pourrait même se faire à partir de maintenant, a-t-il suggéré.

Ce dernier a évoqué l'acquisition de milliers de tests rapides, approuvés par Santé Canada, qui permettront d'avoir un résultat en une demi-heure, contre environ 24 heures actuellement. D'ici fin mai, cet équipement devrait être disponible, a déjà expliqué le ministère de la Santé et des Services sociaux.

Dès qu'on va avoir [ce nouveau matériel], on va probablement augmenter à 20 000, 30 000 tests.

Horacio Arruda, directeur national de santé publique

Ces prochains tests, comme le rapportait déjà Radio-Canada, pourraient également se faire directement dans des écoles ou des lieux de travail, par le biais de cliniques mobiles, a mentionné Horacio Arruda. Moindrement qu'il va y avoir un cas dans un milieu de travail, ça va prendre une équipe pour être capable d'intervenir, a-t-il détaillé.

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L'équipement sera disponible, promet Québec

Alors que plusieurs experts du réseau de la santé ont évoqué des doutes et des craintes sur la capacité d'augmenter considérablement ce nombre de tests, Québec se veut rassurant.

Moi, ça a été une des questions que j'ai posées : est-ce qu'on est assuré d'avoir tout l'équipement nécessaire pour les tests? On m'assure que oui.

François Legault, premier ministre du Québec

C’est clair qu’il y a eu antérieurement des problèmes en lien avec les réactifs et les écouvillons. Mais ce problème-là est réglé, a admis Horacio Arruda, en faisant référence notamment à l'achat de milliers d'écouvillons contaminés, provenant de Chine.

On a eu des difficultés, on ne se le cachera pas [...]. Actuellement, on est sur la bonne voie, a-t-il ajouté en faisant part de sa volonté d'avoir également des approches plus proactives de tests pour documenter ce qu’il se passe vraiment en termes de transmission communautaire.

Des études sérologiques devraient ainsi être menées, avec des tests aléatoires au sein de la population pour obtenir un portrait plus large de la pandémie au Québec. On veut, dans les prochaines semaines, y aller plus sur une base d'échantillonnage au hasard, a spécifié François Legault.

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