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La transition vers le déconfinement à T.-N.-L. est envisageable, selon la province

Une femme, de l'autre côté d'une vitre, en communication avec une préposée aux bénéficiaires.

Terre-Neuve-et-Labrador dévoile les plus récentes versions des scénarios de propagation du nouveau coronavirus.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Terre-Neuve-et-Labrador révèle ses plus récents scénarios de propagation de la COVID-19.

Le Dr Proton Rahman, scientifique-praticien de la Régie de la santé de l’Est, note que la province gère relativement bien la propagation du virus et qu’il est désormais raisonnable d’envisager l’élimination de certaines mesures mises en place pour protéger le public.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Il soutient cependant que le déconfinement doit être graduel pour éviter une deuxième vague plus importante d’infections.

Certaines mesures seront probablement réintroduites, explique-t-il, si le virus commence à se propager de nouveau ou si la levée de certaines restrictions a des conséquences négatives sur le système de santé.

Le Dr Proton Rahman Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Dr Proton Rahman est professeur de médecine et chercheur clinique à l'école de médecine de l'Université Memorial.

Photo : Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador

Aucun nouveau cas n’a été signalé à Terre-Neuve-et-Labrador lundi. Il y a donc toujours 258 cas du virus à Terre-Neuve-et-Labrador, dont 221 personnes rétablies.

Le nombre d'hospitalisations n’a pas changé depuis la semaine dernière. Il y a toujours cinq patients atteints de la maladie à l’hôpital, dont deux aux soins intensifs.

Pour envisager la réouverture des services et des entreprises, le Dr Rahman note qu’il faut poser certaines bases afin d'éviter les engorgements dans les hôpitaux en cas d’éclosion. À ce titre, le système de santé doit assurer sa capacité d'augmentation des efforts de dépistage et des activités de recherche de contacts à tout moment.

Le Dr Rahman recommande l’utilisation des outils numériques pour faciliter la recherche des contacts. Il assure qu’en utilisant ce genre d’outil, toute personne possiblement atteinte du virus pourrait être identifiée plus rapidement. Il salue aussi l’utilisation de l’intelligence artificielle et les données sur les secteurs les plus achalandés pour guider les décisions de la province sur les mesures de distanciation.

Il explique que si la province peut identifier jusqu’à 70 à 80 % des contacts quand une personne est déclarée positive, il est possible de réduire la propagation du virus à environ 5 à 10 % de la population. Si ce travail est moins efficace, jusqu'à la moitié de la population pourrait éventuellement être atteinte du virus.

Ce virus sera encore présent jusqu'à un à deux ans. Il faudra gérer ce virus très efficacement et trouver des solutions intelligentes, soutient le Dr Rahman.

Le Dr Rahman indique que depuis les deux dernières semaines, la province n’a recensé aucun nouveau cas lié au foyer d’éclosion dans la maison funéraire Caul. Dans les premières semaines suivant l’éclosion au salon funéraire.

À cause du faible nombre de nouveaux cas et de décès dans la province depuis les dernières semaines (16 nouveaux cas depuis le 13 avril), il était relativement difficile de présenter de nouveaux scénarios sur la capacité des hôpitaux, comme le Dr Rahman a fait le 7 avril dernier. Pour cette raison, la province a décidé de se concentrer sur les prévisions à court terme, explique-t-il.

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