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Hausse marquée des appels pour violence conjugale et chicanes de famille à Québec

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Malgré la hausse de signalements de violence conjugale ou de chicanes de famille, les maisons d'hébergement restent vides

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Le nombre d’appels concernant la violence conjugale ou les chicanes de famille a augmenté de 33 % au cours des dernières semaines, constate le Service de police de la Ville de Québec. La majorité des cas sont dénoncés par des voisins, plus présents à leur domicile durant le confinement.

Depuis le début du confinement jusqu’au 24 avril, le SPVQ a recensé 207 appels de ce genre, comparativement à 156 en moyenne au cours des dernières années.

On parle de violence conjugale, mais aussi de chicanes de famille. C’est pas juste des problèmes entre conjoints, mais ça inclut aussi des enfants et des adolescents, précise la porte-parole du SPVQ, Sandra Dion.

Les effets psychologiques du confinement se font sentir, ajoute Mme Dion. Ça peut être difficile d’être toujours au même endroit, avec les mêmes personnes.

Malgré cette augmentation des signalements, les maisons d’hébergement restent vides, s’inquiète Édith Mercier, directrice de la La Maison du coeur, un organisme de Québec qui vient en aide aux femmes violentées.

C’est les voisins qui appellent au 911. Les femmes, elles ne sont pas prêtes à venir en maison d’hébergement en temps de pandémie.

Édith Mercier, directrice, La maison du coeur

C’est pas nécessairement les gens qui se chicanent qui nous appellent. C’est surtout les voisins, il y a plus de témoins, confirme Sandra Dion. 

La directrice de La maison du coeur implore pour sa part les femmes d’appeler les ressources d’hébergement pour obtenir de l’aide. On est là pour vous aider. On est prêtes à le faire., ajoute Édith Mercier.

Constats d'infraction

Le SPVQ a par ailleurs distribué 129 constats d'infraction en lien avec la Loi sur la santé publique depuis le début du confinement, une augmentation de 31 par rapport aux chiffres de la semaine dernière.

On tente d’avoir la collaboration des gens. S’ils ont reçu un constat, c’est qu’ils n’ont vraiment pas collaboré, indique Sandra Dion, en ajoutant que la population est généralement à l’écoute des consignes.

Avec l’arrivée du beau temps, et le déconfinement graduel, les rues de Québec seront plus achalandées.

Des gens se promènent sur une piste cyclable à Québec.

Les résidents de Québec ont profité du beau temps en fin de semaine pour sortir dehors.

Photo : Radio-Canada

Sur certaines artères, difficile de respecter la distanciation de deux mètres, mais la police compte sur le bon jugement des citoyens.

Les gens vont plus sortir. L’objectif c'est d'éviter de se contaminer, de contaminer d'autres personnes. On demande le bon jugement des gens.

Sandra Dion, porte-parole, SPVQ

Le SPVQ s’ajustera au fil des mesures de déconfinement pour faire respecter les consignes.

Moins d'accidents

La baisse du nombre de véhicules sur les routes en raison du confinement aura eu un effet positif pour le SPVQ : on note 353 accidents de tout type depuis le début du confinement, comparativement à 718 en moyenne.

Même chose pour les constats d’infraction de vitesse, qui ont chuté drastiquement, passant de 1200 en moyenne à seulement 345 cette année.

Le nombre de vols dans les résidences a aussi diminué de moitié sur le territoire de Québec, passant de 120 à 61. 

Les policiers remarquent toutefois une hausse des vols dans les commerces, souvent vides et abandonnés en raison de la fermeture des services non essentiels. Il y en a eu 48 ce printemps, alors que l’an dernier, on en recensait 32.

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