•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le député Sylvain Roy veut rouvrir les bancs coquilliers de l'Est-du-Québec

Des pêcheurs de coque sur les battures à Saint-Omer

Des pêcheurs de mye commune sur les battures au large de Miguasha et Saint-Omer.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Le député péquiste de Bonaventure, Sylvain Roy, a entamé des démarches pour permettre la réouverture de nombreux bancs coquilliers dans l'Est-du-Québec.

Sylvain Roy a demandé l’appui des ministères québécois de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation ainsi que des Forêts, de la Faune et des Parcs. Il souhaite faire des pressions sur le gouvernement fédéral dans le but d’élargir l’accès aux zones de cueillette de mollusques en Gaspésie, au Bas-Saint-Laurent et sur la Côte-Nord.

Le député de Bonaventure affirme que de nombreux bancs coquilliers, où la cueillette est interdite depuis plusieurs années, pourraient désormais être propices à la consommation, car plusieurs industries polluantes ont cessé leurs activités.

Dans le temps, explique M. Roy, pour justifier les fermetures, on évoquait la santé publique et les papetières qui pouvaient dégager des toxines qui rendaient les mollusques non comestibles.

On va travailler à demander des analyses pour rouvrir les bancs coquilliers dans l’Est-du-Québec, dans le but de redonner accès à un patrimoine collectif qui nous a été enlevé lors des dernières décennies.

Sylvain Roy, député de Bonaventure
Le député de Bonaventure, Sylvain Roy

Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, est lui-même un adepte de la cueillette de la mye commune, communément appelée «pêche aux coques» dans la Baie-des-Chaleurs.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Le député de Bonaventure affirme que sa demande a reçu un accueil positif des ministres québécois André Lamontagne et Pierre Dufour.

Les ministres m’ont dit qu’ils trouvaient ça extrêmement intéressant, affirme Sylvain Roy. Ils m’ont demandé de leur envoyer de la documentation pour les informer des enjeux actuels et des zones qui pourraient être rouvertes.

Avec des brouettes, deux hommes transportent leur récolte sur une batture.

Des pêcheurs de mye commune transportent leur récolte sur les battures de Saint-Omer.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Une stratégie faunique liée à la COVID-19

Sylvain Roy précise aussi que la pêche aux mollusques est une activité qui peut facilement être pratiquée en respectant la distanciation physique.

Un homme est debout sur son siphon pour dégager une mye sur la batture.

Billy Saint-Gelais cueille la mye commune dans le secteur de Sheldrake, sur la Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada / Ann-Edith Daoust

Dans un contexte de redéfinition de nos loisirs, soutient-il, la réouverture des bancs coquilliers pourrait être un baume sur le report des sports collectifs et des activités de groupe. Ce n’est que la première phase d’une réflexion sur une stratégie faunique associée à la COVID-19.

On a une opportunité de remettre en valeur le prélèvement faunique au Québec et de changer des modalités pour permettre une meilleure accessibilité.

Sylvain Roy, député de Bonaventure

Les activités comme la pêche et la chasse, ce sont souvent des activités qu’on fait seul, précise M. Roy. C’est le moment opportun de remettre la faune de l’avant, dans un contexte où plusieurs activités pourraient disparaître.

Des pêcheurs de mye commune à Saint-Omer.

À l'approche de Pâques, plus d'une centaine de personnes ont récolté la mye commune sur les battures de Saint-Omer et Miguasha.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

En Gaspésie, la cueillette de certains mollusques est permise dans quatre zones sur les battures de Miguasha, de Port-Daniel–Gascons et de Gaspé.

Une vingtaine de sites sont ouverts à la cueillette sur la Côte-Nord alors que le Bas-Saint-Laurent n’en compte aucun.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Alimentation