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Un syndicat veut un montant fixe pour la prime du personnel de la santé en Outaouais

Une femme en fauteuil roulant.

En date du 31 mars 2020, 197 postes de préposés aux bénéficiaires (PAB) étaient vacants ou sans remplaçants (archives).

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Un syndicat de professionnels de la santé en Outaouais a demandé au gouvernement, lundi, un montant fixe de « prime COVID-19 » pour reconnaître la contribution de chaque travailleur à la lutte contre la pandémie.

Actuellement, les primes qui sont versées au personnel de la santé sont de 4 % à 8 %. Les 8 % sont offerts aux travailleurs qui sont en centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou qui sont en lien direct avec des patients souffrant de la COVID-19.

Cette crise a mis en évidence un bon nombre d’injustices structurelles dans notre société. Nous ne pouvons pas traverser cette crise si nous n’apportons pas les correctifs nécessaires afin de redresser les injustices existantes, a affirmé le président du Conseil central des syndicats nationaux de l'Outaouais (CCSNO-CSN), Alfonso Ibarra-Ramirez, en point de presse, à Gatineau.

Pour la CSN, les primes sont insuffisantes et inéquitables, a estimé M. Ibarra-Ramirez. Insuffisant, puisque selon ce dernier, un préposé aux bénéficiaires (PAB) en CHSLD au sommet de l’échelle salariale, une prime temporaire de 1,79 $ de l’heure, ne permettant même pas de rehausser la rémunération réelle de 25 $ de l’heure.

On parle beaucoup de nos anges gardiens, il faut leur donner les moyens nécessaires de remporter cette bataille.

Alfonso Ibarra-Ramirez, président du CCSNO-CSN

Le CSN demande que la prime soit un montant fixe de 3 $ de l’heure et 4 $ de l’heure pour ceux qui donnent davantage de disponibilité.

Deux personnes assises à une table devant les médias.

Alfonso Ibarra-Ramirez, président du CCSNO-CSN et Josée McMillan, présidente du STTSSSO-CSN en conférence de presse.

Photo : Radio-Canada / Laurie Trudel

« Manque criant de personnel »

Le Syndicat des travailleuses de la santé et des services sociaux de l’Outaouais (STTSSSO-CSN) a aussi dénoncé la pénurie de personnel et le manque de protection des préposés aux bénéficiaires en CHSLD, surtout en temps de crise de la COVID-19.

En date du 31 mars 2020, 197 postes de PAB étaient vacants ou sans remplaçants, selon les chiffres avancés par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais.

On a dénoncé le manque de personnel bien avant la crise [de la] COVID, a rappelé en point de presse Josée McMillan, présidente du STTSSSO-CSN qui représente des préposés aux bénéficiaires, des auxiliaires en santé et en services sociaux, des préposés buanderie, service alimentaire, tout le personnel du service bureau, et les surveillants d’établissement.

Aujourd’hui, dans nos établissements, c'est insoutenable comme situation.

Josée McMillan, présidente du STTSSSO-CSN

Radio-Canada a aussi appris que le CISSS de l'Outaouais dénombre 12 départs volontaires de PAB depuis le 2 février dernier. L'établissement de santé tente maintenant de recruter plus de personnel.

Nous avons fait plusieurs appels à la population et surtout aux étudiants des programmes de santé. Ça demeure toujours un défi, on en convient. Dans les dernières semaines, nous avons embauché des aides de services afin de soutenir les préposés aux bénéficiaires dans l'exercice de leurs fonctions, a commenté le CISSS de l'Outaouais dans un courriel adressé à Radio-Canada.

  • Nombre de postes PAB vacants et sans remplaçants au 1er février 2020 : 166
  • Nombre de postes PAB vacants et sans remplaçants au 31 mars 2020 : 197
  • Nombre de départs volontaires PAB (incluant les départs à la retraite) depuis le 2 février 2020 : 12


Source : CISSS de l’Outaouais

Le syndicat craint une 2e vague

L’Outaouais est en meilleure posture que plusieurs autres régions du Québec, avec « seulement » deux éclosions de COVID-19 dans des CHSLD, mais le syndicat s’inquiète d’une possible deuxième vague.

C'est difficile à prévoir, répond pour sa part le CISSS de l'Outaouais. Toutefois, la population doit continuer à pratiquer les mesures mises en place par le gouvernement, tels la distanciation sociale et le lavage des mains.

Selon Mme McMillan, le syndicat a rappelé à la PDG du CISSS de l'Outaouais, Josée Filion, l’importance de fournir des masques. La situation devrait être corrigée, a-t-elle assuré.

Ce n'est pas l'abondance. Nous devons en faire une utilisation judicieuse, a reconnu le CISSS. En date de lundi, un total de 33 employés ont contracté la COVID-19 dans les établissements du CISSS de l’Outaouais.

Avec les informations de Laurie Trudel

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