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Santé mentale : le confinement, un sérieux défi pour la moitié des Canadiens

Une femme dans la soixantaine assise dans un fauteuil dans le salon d'une maison.

10% de la population affirme que sa santé mentale s’est « beaucoup » détériorée. (Photo d'archives)

Photo : iStock

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Perte d’emplois, perte de contacts sociaux, maladie : la santé mentale des Canadiens est mise à mal par la COVID-19 et ses conséquences. 50 % des citoyens au pays affirment avoir des difficultés à soutenir le confinement.

Les Canadiens se disent préoccupés (44 %) et anxieux (41 %) en raison de la situation actuelle. C’est ce que révèlent les résultats d'un sondage Angus Reid publiés lundi matin.

10 % de la population affirme que sa santé mentale s’est « beaucoup » détériorée depuis que les mesures de confinement ont été mises en place.

Un tiers des Albertains se disent « durement touchés », alors que seulement un cinquième des Québécois affirment être dans cette situation.

Les Canadiens et le confinement

  • Durement touchés : 26 %
  • Mentalement affectés : 24 %
  • Financièrement en difficulté : 16 %
  • Gèrent confortablement : 34 %

Les Québécois moins affectés

Lorsqu’on divise les résultats du sondage selon la géographie du pays, on remarque que l’Alberta est la province la plus éclopée en raison des événements des dernières semaines. 32 % des Albertains se disent « durement touchés », ce qui signifie que leur santé mentale et leur portefeuille ont tous deux été affectés de manière significative.

C’est du côté du Québec que cette statistique est la moins prononcée. Seulement 20 % des Québécois se disent « durement touchés ».

Dans cette catégorie, qui représente 26 % de toute la population canadienne, 24 % affirment traverser la pire période de leur vie.

Une femme âgée qui regarde sa télécommande avec surprise.

La majorité des femmes de plus de 35 ans sont inquiètes.

Photo : Getty Images / RapidEye

Les sentiments varient selon le sexe

Le sentiment le plus marqué chez les hommes? Ils s’ennuient. 44 % des 18-34 disent trouver le temps long; environ 42 % des 35 ans et plus se disent inquiets.

Du côté des femmes, les sentiments sont plus marqués. La majorité des femmes de plus de 35 ans sont inquiètes (entre 50 et 53 % selon l’âge). L’anxiété gagne plus de la moitié des femmes de 18 à 54 ans (entre 53 % et 51 % selon l’âge).

L’optimisme est plutôt rare, peu importe le sexe. Seulement 12 % des femmes de 45 à 54 ans se disent optimistes. Chez les hommes, la cohorte la plus optimiste a plus de 55 ans : 25 % d’entre eux le sont.

Trop tôt pour le déconfinement

Peu importe où ils se situent sur l'indice d'impact COVID-19, les trois quarts des Canadiens de chaque groupe conviennent qu'il est trop tôt pour commencer à lever les restrictions sur les entreprises et les rassemblements publics dans leur province, peut-on lire dans le rapport qui accompagne les résultats du sondage.

Selon les auteurs, rares sont les Canadiens qui donnent plus d’importance à l’économie qu’à la santé. Seulement 9 % des répondants considèrent que l’économie est la priorité, alors que 39 % pensent que la santé et l’économie sont d’égale importance. Ceci signifie que 52 % de la population donne plus d'importance à la santé qu'à l’économie.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

L'Institut Angus Reid a mené une enquête en ligne du 15 au 17 avril 2020 auprès d'un échantillon aléatoire représentatif de 1912 adultes canadiens membres du Forum Angus Reid. À des fins de comparaison uniquement, un échantillon probabiliste de cette taille comporterait une marge d'erreur de +/- 2,2 points de pourcentage, 19 fois sur 20. Les écarts dans ou entre les totaux sont dus à l'arrondissement. L'enquête a été auto-commandée et payée par l’institut.

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