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Refuges pour sans-abri : plusieurs groupes portent Toronto devant la justice

Un homme vu de dos avec une capuche.

Au moins 135 personnes ont contracté la COVID-19 dans le système de refuges de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Omar Dabaghi-Pacheco/CBC

Radio-Canada

Une coalition d’organisations d’intérêt public a déposé vendredi une requête judiciaire contre la Ville pour les conditions « déplorables » dans lesquelles se trouvent le système de refuges et les centres de répit pendant la pandémie.

Les groupes, parmi lesquels le Centre ontarien de défense des droits des locataires, le Black Legal Action Centre, et la HIV & AIDS Legal Clinic Ontario, avaient menacé d’avoir recours à de telles poursuites plus tôt dans la semaine afin d’inciter la municipalité à rendre possible une meilleure distanciation physique et à ouvrir de nouveaux espaces pour les personnes vulnérables.

L’Association canadienne des libertés civiles, l’Aboriginal Legal Services et Sanctuary Ministries font également partie des plaignants.

Ils affirment que la situation dans laquelle se trouvent les sans-abri viole leurs droits selon la Charte canadienne des droits et libertés ainsi que le Code des droits de la personne de l'Ontario.

Une première rencontre avec le juge est prévue lundi, selon l'avocate de la coalition, lors de laquelle le calendrier de la procédure sera discuté, ainsi que le moment où une audience pourrait être programmée.

Une femme qui porte des lunettes

L'avocate Jessica Orkin a déposé l'action en justice. Elle représente un certain nombre d'organisations, dont beaucoup travaillent avec des personnes hébergées dans les refuges.

Photo : CBC/Lorenda Reddekopp

Les lits ou les couchettes ne sont toujours qu'à deux pieds les uns des autres, les gens sont installés dans des lits superposés, les salles de bain ne sont pas nettoyées plus fréquemment , témoigne Greg Cook, un travailleur de proximité de Sanctuary Ministries.

M. Cook aimerait que la ville mette en application une distance de deux mètres dans les lits.

La vie des gens est en danger, la santé des gens est en danger et nous allons utiliser tous les outils dont nous disposons pour nous assurer que la ville agisse plus rapidement, continue-t-il.

Un homme regarde droit devant lui

Greg Cook est un travailleur de proximité au Sanctuary Ministries, l'un des groupes exigeant que deux mètres de distance entre les personnes soient rendus possibles dans les abris pendant COVID-19.

Photo : CBC/Lorenda Reddekopp

Le nombre de contaminations (135) dans les refuges de Toronto a plus que quadruplé au cours des deux dernières semaines, selon les chiffres de la santé publique.

Le seul Centre d’accueil Willowdale, à North York, dénombrait samedi 88 contaminations.

La Ville assure avoir pris acte de cet avis de requête. La Shelter, Support & Housing Administration (l'organisme gestionnaire des abris provisoires, NDLR) de Toronto a travaillé sans relâche avec la santé publique de Toronto, d'autres divisions de la ville, les gouvernements provincial et fédéral et le secteur communautaire à but non lucratif afin de trouver rapidement des solutions adaptées aux plus vulnérables de la ville, indique un communiqué publié samedi.

La capacité d'accueil grandit, mais se heurte à des complexités

Vendredi dernier, la Ville a annoncé avoir ouvert 11 nouvelles installations et obtenu plus de 1200 chambres d'hôtel. Quelque 770 personnes ont été transférées dans ces chambres d'hôtel et 492 autres dans des espaces communautaires.

Le nombre de refuges et de sites de répit a également été augmenté pour maximiser la distance physique dans toutes les structures, mais relocaliser des personnes hors d'un refuge qui leur est familier est cependant complexe, indique le communiqué.

Pour aider à faciliter les relocalisations, Toronto affirme que 300 employés des autres services municipaux sont redéployés pour travailler dans des abris temporaires.

Avec des informations de Lorenda Reddekopp, CBC News, et la Presse canadienne

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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