•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Malgré la COVID-19, les projets Trans Mountain et LNG Canada gardent le cap

Des travailleurs sont sur le chantier du pipeline Trans Mountain.

Chantier du pipeline Trans Mountain.

Photo : Kinder Morgan

Radio-Canada

Des projets comme le terminal d'exportation de LNG Canada et l'oléoduc Trans Mountain avancent peut-être moins rapidement que prévu, mais la pandémie de COVID-19 et la chute vertigineuse du prix du pétrole ne menacent pas leur rentabilité à long terme, disent des économistes.

Nous nous entendons tous pour dire qu'il n'y aura pas de véritable impact à cause de la situation actuelle, une fois que la pandémie sera passée et que la relance sera effectuée, souligne l’économiste Andrew Leach, de l’Université de l’Alberta.

De son côté, Trans Mountain soutient, par communiqué, que son projet d'expansion progresse bien à ses terminaux, tout en respectant les mesures de sécurité établies par les gouvernements de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.

Le prix actuel du pétrole sur les marchés n'a pas d'impact direct sur le projet en cours, poursuit l'entreprise. Ses clients, dit-elle, sont liés à elle pour 15 ou 20 ans et ils accapareront environ 80 % de la capacité du nouvel oléoduc qui doit entrer en fonction vers la fin de 2022..

De plus, le réseau d'oléoducs existant de Trans Mountain a été exploité à sa pleine capacité pendant le premier trimestre de 2020, ajoute l'entreprise.

LNG Canada a quant à elle procédé à des mises à pied afin de limiter les risques de propagation de la COVID-19, explique la directrice des affaires de l'entreprise, Susannah Pierce, par communiqué.

Cependant, l'entreprise et son entrepreneur en ingénierie et en construction, JGC Fluor JV, continuent d'atteindre leurs objectifs essentiels de construction, assure-t-elle.

Double catastrophe

Économiste Werner Antweiler, de l'Université de la Colombie-Britannique, note que l'industrie pétrolière a été secouée par une double catastrophe : la chute de la demande mondiale et la guerre commerciale entre la Russie et l'Arabie saoudite.

Une récente entente ratifiée par les pays membres de l'OPEP et d'autres pays a certes permis de réduire la production, mais celle-ci n'est pas suffisante pour compenser la chute de la demande, précise-t-il.

Les prix du pétrole sur le marché mondial ont dégringolé de façon draconienne en raison de l'offre excessive et du fait que les immenses réservoirs sont près d'être pleins. Ils sont si bas que certains producteurs canadiens ont carrément interrompu leurs activités.

Les raffineries, de leurs côtés, ont ralenti leur production pour refléter le ralentissement économique provoqué par la pandémie.

Profits

Les oléoducs sont confrontés à d'autres enjeux que ceux auxquels doivent faire face les producteurs qui les remplissent.

La pression pourrait grimper sur les oléoducs tandis que les producteurs canadiens tentent d'acheminer leur pétrole sur les marchés mondiaux au meilleur prix possible.

Le spectre du protectionnisme américain plane aussi au-dessus de leur tête, et il pourrait accroître la pression afin que le pétrole canadien soit expédié aux raffineries asiatiques si jamais les américaines sont écartées de l'équation, souligne M. Antweiler.

Toutefois, les prévisions à long terme pour le pétrole et le gaz naturel demeurent stables, selon M. Leach, et ce, même si certaines entreprises ont procédé à des mises à pied afin de se conformer aux directives de sécurité gouvernementales.

M. Antweiler rappelle également que le gaz naturel liquéfié offre de belles perspectives en raison de la transformation progressive de l'industrie énergétique à l'échelle planétaire, qui délaisse de plus en plus le charbon pour miser sur le gaz naturel, et de la hausse de la demande énergétique en Asie.

Ces deux choses-là, elles seront toujours là lorsque l'économie reprendra normalement, conclut-il.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !