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L’industrie du tourisme de la Colombie-Britannique s’attend à un dur été

Un bateau accosté

Les bateaux de croisière ne peuvent plus accoster dans les ports canadiens, dont celui de Victoria, au moins jusqu'au 1er juillet.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’industrie touristique de la Colombie-Britannique s’attend à un été difficile, car les voyages sont limités, voire interdits, et la saison des croisières est reportée en raison de la COVID-19.

Les premiers navires arrivent normalement au mois d'avril, mais une décision d'Ottawa interdit aux bateaux transportant plus de 500 passagers de faire escale dans les ports canadiens jusqu’au 1er juillet.

Et il n’est pas garanti que les touristes étrangers pourront ou voudront même venir au Canada dans les prochains mois, d'autant plus que les frontières sont actuellement fermées aux voyageurs étrangers non essentiels.

Ça va être dévastateur, il n’y a aucun doute.

Nancy Small, présidente-directrice générale Tourisme Richmond

Selon le groupe de travail du Grand Vancouver sur l’industrie du tourisme et de l’hôtellerie, qui rassemble plusieurs organisations et entreprises, l’industrie touristique a injecté 20,5 milliards de dollars dans l’économie de la Colombie-Britannique en 2018, et mené à la création ou au maintien de 161 500 emplois.

Chute de 80 % des revenus

Nancy Small, qui copréside ce groupe de travail, affirme que dans le Grand Vancouver, plus de 40 hôtels ont fermé leurs portes depuis le début de l’épidémie.

Les restaurants ont également constaté une chute de 80 % de leurs revenus.

De nombreux congrès et conférences, qui peuvent accueillir des milliers de personnes à la fois, ont été annulés ou reportés, ce qui pénalise les restaurants et les hôtels.

Les petites entreprises souffrent aussi de la situation, explique Erian Baxter, qui gère une entreprise de location de kayaks à Deep Cove, à North Vancouver.

Juillet et août constituent les deux tiers de notre chiffre d’affaires, et ce sera complètement différent cette année.

Erian Baxter, Deep Cove Kayak

Son entreprise a renoncé à ouvrir ses portes au mois d'avril, et Erian Baxter n’a pas engagé ses 120 employés saisonniers qui travaillent aux trois sites qu’elle opère.

Nancy Small souhaite que les gouvernements offrent de plus grandes subventions à l’emploi et que le fédéral, notamment, augmente la part non remboursable des prêts accordés en vertu du Compte d’urgence pour les entreprises, actuellement limitée à un quart du prêt.

Nous sommes une industrie résiliente, dit-elle. Nous avons eu des problèmes dans le passé, mais rien qui ressemble à ça.

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