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Forte popularité des masques faits au Québec

Un garçon porte un masque de protection.

L'entreprise Bubulle et Jujube s'est mise à fabriquer des masques de protection y compris pour les enfants.

Photo :  courtoisie

Radio-Canada

À l’heure de la pandémie de COVID-19, de petites entreprises québécoises ont changé de vocation pour se lancer dans la fabrication de masques de protection et elles connaissent une augmentation fulgurante de leurs ventes.

Alors que le gouvernement de François Legault évoque un déconfinement graduel et une réouverture des écoles, les compagnies et le grand public ajoutent le masque à leur liste de commandes.

La propriétaire de l'entreprise Bubulle et Jujube, Mélanie Couture, s'est lancée dans la fabrication de masques, il y a deux semaines.

Depuis le 8 avril, ma vie a changé. Je suis devenue confectionneuse de masques à temps plein, raconte-t-elle.

Celle qui confectionne seule de la literie et des vêtements pour bébés a vendu 1600 masques en une semaine et elle a dû embaucher une équipe de couturières.

Ses clients sont des compagnies qui souhaitent offrir des masques à leurs employés, mais aussi des parents qui se préparent au retour à l'école, même si la Direction de la santé publique du Québec n'a fait aucune recommandation sur le port du masque pour les enfants.

Depuis quelques jours, 75 % de mes commandes c'est juste des masques pour enfants. Les parents se préparent, explique Mélanie Couture.

Dans son atelier de Montréal, Geneviève Lorange, la fondatrice de l’entreprise Bigarade, s'est elle aussi lancée dans l'aventure.

Elle est passée de la literie fine aux masques de protection et ses commandes ont véritablement explosé. En deux semaines, elle a vendu 80 000 masques.

On était cinq et maintenant on est plus que 20. On engage tous les jours des nouvelles couturières et on a des collaborations avec des sous-traitants partout au Québec, affirme-t-elle.

Elle vend ses masques aux travailleurs essentiels et au grand public. Sa spécificité : les masques sont antibuée. On a vraiment pensé aux travailleurs qui portent ça longtemps pendant la journée, dit-elle.

Le gouvernement du Québec recommande désormais le port du masque de protection lorsque la distanciation physique de deux mètres ne peut être respectée.

De multiples initiatives

On apprenait il y a quelques jours qu’une nouvelle usine de fabrication de masques chirurgicaux est en service à Louiseville, en Mauricie. La première chaîne de montage d’Entreprise Prémont a été mise en place en moins d'une semaine grâce à l'expertise de quatre entrepreneurs.

Les commandes dépassent maintenant les dizaines de millions de masques, a indiqué Patrice Barbeau, président de Delta Cosmetics et associé d’Entreprise Prémont.

Les commandes viennent aussi bien du ministère québécois de la Santé et des services de première ligne que de l'entreprise Rio Tinto, qui a investi dans le projet.

Il y a une semaine, le gouvernement Legault accordait un prêt de quatre millions de dollars à l'entreprise Medicom pour accélérer la construction d'une usine de masques N95, qui sont nécessaires au personnel soignant durant la pandémie.

Plusieurs couturières se sont retroussé les manches et elles ont également décidé de faire ronronner leurs machines à coudre pour confectionner des masques comme André-Anne LeBlanc et Jackie Zegray.

Il y a un mois, la Coop Couturières Pop de Montréal lançait un appel à l'action sur les réseaux sociaux : « Couturières unies contre COVID-19! » Le message était devenu viral et l'initiative avait reçu l'engagement de plus de 1200 volontaires.

D’après le reportage de Karine Mateu

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