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Une synagogue aurait été ciblée par une attaque antisémite sur Zoom

Des mains sur un clavier d'ordinateur portable.

Leur conversation Zoom aurait été piratée.

Photo : iStock

Une vingtaine de membres de la synagogue Shaarei Shomayim, à Toronto, auraient été victimes d'insultes antisémites pendant leur prière sur Zoom, un service de vidéoconférence.

Le rabbin de la synagogue, Chaim Strauchler, affirme que la prière de dimanche dernier, qui se déroulait sur Zoom en raison de la pandémie de COVID-19, a été interrompue.

Selon lui, un groupe de cinq à six personnes, qui ne sont pas membres de la synagogue, auraient crié des insultes antisémites pendant qu'une prière était récitée.

Au départ, quand ils se sont joints à la rencontre, ils étaient silencieux. Ensuite, tous en même temps, ils ont commencé à crier des propos haineux au beau milieu de la prière, raconte le rabbin de la synagogue Shaarei Shomayim, Chaim Strauchler.

Les intrus auraient aussi utilisé le logiciel de vidéoconférence pour projeter des images pornographiques sur les écrans des gens qui participaient à l'appel.

La Police de Toronto confirme avoir ouvert une enquête et traite l'affaire comme un possible crime haineux.

Le rabbin affirme avoir entendu des insultes liées à l'holocauste, comme les chambres à gaz. [Ils ont crié] "Hitler avait raison", des insultes par rapport au peuple juif.

Après la vidéoconférence, on s'est rendu compte que cette expérience a été traumatisante pour tous. [...] Ça nous rappelle que l’antisémitisme est bien vivant.

Chaim Strauchler, rabbin de la synagogue

Il affirme aussi que la vidéoconférence a été enregistrée et que l'enregistrement a été remis à la police.

Le ministre de l'Immigration réagit

Marco Mendicino, le ministre fédéral de l'Immigration, a diffusé un communiqué en lien avec la situation dimanche en soirée.

Je condamne avec fermeté l'attaque contre les services virtuels de Shaarei Shomayim. C'était une intrusion lâche, offensante et profondément inappropriée dans ce qui aurait dû être un moment de prière et de recueillement, peut-on lire dans le communiqué.

M. Mendicino est aussi le représentant au Parlement du comté d'Eglinton—Lawrence, où se situe la synagogue du rabbin Strauchler.

Un homme regarde l'objectif. La photo est en noir et blanc.

Chaim Strauchler est rabbin de la synagogue Shaarei Shomayim depuis plus de 10 ans.

Photo : Mozes Yehudaioff

Zoom fréquemment ciblé

Le service de vidéoconférence Zoom est la cible de sévères critiques en raison de problèmes de sécurité. Interrompre une conversation Zoom avec de mauvaises intentions a même son propre terme : Zoombombing.

Le corps policier ne cache pas que ces attaques virtuelles arrivent de plus en plus.

Au cours des dernières semaines, [nous avons] remarqué une augmentation des incidents signalés impliquant l'interruption de réunions virtuelles. Ces rencontres sont perturbées par des participants non invités qui diffusent du contenu haineux ou même du matériel pédopornographique, selon un communiqué de la police de Toronto.

Quelques astuces pour éviter le Zoombombing

Depuis cet incident, Chaim Strauchler utilise la fonction salle d'attente de Zoom, qui lui permet de filtrer les participants de la prière virtuelle.

Elle permet à l'hôte de voir qui tente de joindre la rencontre avant de l'accepter.

Le rabbin affirme également que le lien vers la réunion n'est plus partagé sur les médias sociaux.

Les policiers offrent quelques conseils similaires pour éviter que des personnes malveillantes interrompent des vidéoconférences :

  • Ne pas partager l'identifiant de sa réunion publiquement
  • Créer un identifiant unique pour chaque rencontre virtuelle
  • Exiger un mot de passe de réunion qui n'est connu que des invités

Nous devons miser sur nos valeurs canadiennes comme l'entraide et la compassion. Nous devons travailler ensemble et mettre la haine de côté, conclut M. Strauchler.

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