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Le confinement, loin de freiner le rayonnement des talents autochtones

Deux artistes jouent dans leur salon.

Au total, 23 artistes innus et naskapis, provenant de 11 communautés du Québec et du Labrador, ont pris part au festival Mamu Tshika Minupanu.

Photo : Capture du festival virtuel de l'Institut Tshakapesh

Radio-Canada

Plusieurs artistes innus et naskapis ont pris part, samedi, au festival virtuel Mamu Tshika Minupanu. L'événement, mis sur pied par l'Institut Tshakapesh, visait à donner une scène aux musiciens et chanteurs autochtones, qui sont confinés dans leurs communautés respectives.

Comme le veut la coutume, c'est au son du teweikan, le tambour traditionnel, que s'est ouvert l'événement, présenté cette fois de façon virtuelle.

Au total, 23 artistes innus et naskapis, provenant de 11 communautés du Québec et du Labrador, ont pris part au festival Mamu Tshika Minupanu. Il s’agissait d’une façon de faire rayonner la culture autochtone en temps de pandémie.

Vu le confinement, on ne peut pas se rassembler. Puis l'Institut Tshakapesh a décidé de faire un festival de musique pour promouvoir la langue et la culture, mais aussi pour montrer la fierté de nos artistes, qui ont perdu des contrats. Nous, on est là pour les soutenir, déclare Kathleen André, coordonnatrice aux programmes culturels à l’Institut Tshakapesh.

Dan-Georges McKenzie, un jeune auteur-compositeur-interprète de Mani-utenam, a accepté de participer au festival avec enthousiasme.

Dan-Georges McKenzie.

Dan-Georges McKenzie, auteur-compositeur-interprète de Mani-utenam

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

En faisant cet événement-là, ça vient juste montrer l'amour qu'on a pour la musique.

Dan-Georges McKenzie, auteur-compositeur-interprète

Un grand travail de coordination technique a été nécessaire pour arriver à rassembler virtuellement tous ces participants, d'autant plus que certains d'entre eux sont moins à l'aise avec la technologie.

Il y a aussi des aînés [pour] chanter avec le teweikan… qui sont à Matimakush! Il a fallu trouver quelqu'un qui puisse se connecter, mentionne la directrice générale de l’institut, Marjolaine Tshernish.

Marjolaine Tshernish.

La directrice générale de l’Institut Tshakapesh, Marjolaine Tshernish

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

L'Institut Tshakapesh prévoit déjà tenir d'autres événements virtuels, dont un à la fête des Mères.

D'après le reportage de Marc-Antoine Mageau

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