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Une couturière de Winnipeg offre des centaines de masques aux nouveaux arrivants

Mme Ahmed pose devant un mur couvert de bobines de fil.

La propriétaire de Nile Bridal and Alterations, dans le quartier South Pointe de Winnipeg, Suhaiba Ahmed, a déjà produit près de 300 masques en tissu pour de nouveaux arrivants au Manitoba.

Photo : Immigrant and Refugee Community Organization of Manitoba

Radio-Canada

Pour aider de nouveaux arrivants winnipégois à rester en sécurité durant la pandémie de COVID-19, une couturière a fabriqué et donné des centaines de masques de protection en tissu. Elle espère ainsi honorer la mémoire de sa mère décédée il y a un an.

Dans son atelier de South Pointe, la propriétaire de Nile Bridal and Alterations, Suhaiba Ahmed a déjà produit près de 300 masques pour de nouveaux arrivants fréquentant l’Immigrant and Refugee Community Organization of Manitoba (IRCOM).

L’exemple de sa mère

Selon elle, c’est ce que sa mère aurait fait, car c’est elle qui lui a montré à coudre et à aider les autres.

« Fabriquer des masques n’est pas facile », raconte celle qui a quotidiennement consacré une quinzaine d’heures à leur fabrication la semaine dernière.

Lorsque l’épuisement se fait sentir, « je me souviens simplement de ma mère et je continue à travailler », confie-t-elle. « Je suis certaine qu’elle ferait de même. Sans se fatiguer, elle continuerait à travailler en sentant que c’est ce qu’elle doit faire. »

Suhaiba Ahmed est arrivée au Canada et s’est installée à Vancouver en 2000. L’année suivante, elle s’est déplacée vers Winnipeg, où elle vit aujourd’hui.

« Je suis partie de rien, mais j’ai reçu beaucoup d’aide ici. Je suis retournée à l’école, mais j’ai fini par revenir à ma passion première : la couture. »

Elle a commencé à exercer son métier dans l’atelier d’une couturière près de chez elle, avant de lancer son propre commerce dans son sous-sol, en 2007, puis d’ouvrir une boutique ayant pignon sur rue en 2011.

Quand la pandémie influence la production

Des masques faciaux de différentes couleurs sont posés empilés sur une table.

Mme Ahmed a créé quelques modèles de masques avant d'arrêter son choix et de commencer sa production.

Photo : Immigrant and Refugee Community Organization of Manitoba

Après l’éclosion de la COVID-19, un étudiant en médecine de l’Université de Toronto a communiqué avec Mme Ahmed pour lui commander sept masques en tissu réutilisables.

Cette demande a donné à la couturière l’idée de produire des masques pour d’autres immigrants au moment même où elle se demandait comment soutenir la lutte contre le coronavirus.

« J’ai déjà une entreprise, je peux donc faire une demande » de financement au gouvernement, explique-t-elle.

« La plupart des nouveaux arrivants doivent continuer à travailler malgré la crise et je crois que [ces masques] peuvent les aider. »

Après avoir produit la commande de l’étudiant de Toronto, Mme Ahmed a conçu plusieurs modèles et produit un patron qui lui convenait, puis elle s’est mise au travail.

Elle défraie les coûts du matériel avec les fonds reçus d’Ottawa parce que son commerce est fermé à cause des règles de santé publique.

Même si elle espère une fin rapide de la pandémie, elle insiste pour continuer sa production jusqu’à ce qu’elle n’en soit plus capable.

« Même si je ne préviens la propagation de la maladie qu’à une seule personne, ça vaut la peine. »

Avec les informations de Nadia Kidwai

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