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Le ramadan au volant pour rompre le jeûne en respectant la distanciation sociale

Un homme en veste qui dit « bénévole » passe un repas à un conducteur de voiture.

À la Grande Mosquée de Winnipeg, on livre au volant des iftar, soit des repas pour rompre le jeûne, gratuitement pendant le ramadan.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik

Radio-Canada

Pas le droit d’aller à la Mosquée ni de se rassembler : c’est un ramadan bien particulier que vivent les musulmans du Manitoba. La communauté est toutefois décidée à ne pas laisser les restrictions gâcher les célébrations en offrant au volant un service d’iftar, le repas quotidien de rupture du jeûne.

Chaque soir du mois du ramadan, qui s’est ouvert jeudi soir et se poursuit jusqu’au coucher du soleil, le 23 mai, de 19 h à 20 h, des bénévoles distribuent des repas gratuits à partir de deux kiosques dressés dans le stationnement de la Grande Mosquée de Winnipeg, située dans la rue Waverley.

L’un des organisateurs, qui est également président de l’Association commerciale et culturelle Canada-Pakistan du Manitoba, Masroor Khan, dit qu’ils s’attendent à entre 200 et 300 personnes chaque soir, et qu’ils se sont assuré d’avoir les permis nécessaires pour servir de la nourriture en ce temps de pandémie.

Nous voulions faire les choses comme il le faut, affirme-t-il.

La mosquée est dotée d’une cuisine commerciale, donc les repas sont gardés au chaud jusqu’à ce qu’ils soient livrés aux voitures par des bénévoles, explique M. Khan. Le menu change quotidiennement et met en vedette les cuisines indienne, syrienne, pakistanaise et même la pizza.

Une expression de générosité communautaire

L’un des piliers de l’Islam, le ramadan est synonyme de période de partage, de générosité et de rassemblements.

« Même si on ne peut pas partager un repas tous ensemble, on peut tout de même partager de la nourriture sous une forme ou une autre », affirme Masroor Khan.

Pour la Winnipégoise Ruheen Aziz, le service d’iftar permet aussi de subvenir aux besoins des membres de la communauté.

« Nous sommes passés prendre environ six iftars pour les gens dans la communauté qui ne peuvent pas conduire », explique Mme Aziz, qui est également trésorière du conseil de l’Association islamiste du Manitoba.

Nous sommes là pour aider les gens de la communauté. On n’a pas besoin d’être musulman, toute l’idée c’est de venir en aide à nos voisins, peu importe leur religion.

Ruheen Aziz, trésorière du conseil de l’Association islamiste du Manitoba

Étudiant international, Osama Usman se dit très reconnaissant du service d’iftar. Il dit qu’observer le ramadan pendant une pandémie est particulièrement difficile pour les gens comme lui, car ils se sentent très isolés sans avoir de la famille au Canada.

Les mosquées sont toutes fermées, donc nous restons chez nous à longueur de journée, atteste-t-il. Donc nous prions. Nous prions pour des jours meilleurs pour tout le monde, pour que les choses s’améliorent.

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