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Les services dentaires pourraient écoper du manque d'équipements de protection

Outils de dentiste sur une table avec une chaise en arrière-plan.

Les dentistes affirment que leur travail présente des défis uniques pour faire face à la COVID-19 (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Radio-Canada

Les dentistes de la Saskatchewan s’inquiètent de l'effet de la pénurie d'équipements de protection individuelle sur la réouverture des centres de soins dentaires, qui pourrait être remise au-delà du 4 mai, date prévue dans le plan de relance économique graduelle du gouvernement provincial.

Le gouvernement saskatchewanais a annoncé jeudi que la première phase de son plan de relance prévoyait la réouverture de services médicaux, y compris les cliniques de soins dentaires.

L'industrie dentaire de la Saskatchewan tente présentement de mettre en place des mesures de sécurité qui permettraient aux cliniques dentaires de recommencer à accepter des patients le plus rapidement possible.

Le Collège des chirurgiens dentaires de la Saskatchewan a également fourni des directives de réouverture plus détaillées que les cliniques devront respecter si elles prévoient rouvrir le 4 mai.

Les dentistes affirment que, même s’ils sont en mesure de rouvrir dès cette date, les services offerts seront probablement limités.

Ce sont des temps difficiles pour tout le monde en Saskatchewan, y compris pour les dentistes et leurs équipes, a déclaré le Dr Mitch Taillon, registraire adjoint du Collège.

Les particules en suspension dans l'air sont problématiques

La Dre Lauretta Gray, dentiste au centre dentaire de Warman, indique qu'il existe des défis propres à la dentisterie qui rendent la réouverture plus compliquée.

De nombreuses procédures dentaires créent des particules en suspension dans l'air qui sont projetées par le fraisage et le nettoyage.

Il existe de nombreuses preuves que le coronavirus se trouve dans la salive et dans la gorge de personnes potentiellement asymptomatiques, mentionne la Dre Gray.

Les précautions déjà en place pour les procédures d'urgence exigent que le personnel dentaire porte des masques N95 pour les services qui produisent des particules en suspension.

Le personnel doit également mettre et enlever son équipement de protection individuelle dans une pièce séparée de celle où se déroule la procédure.

Les directives provinciales stipulent que le matériel dentaire utilisé doit rester fermé pendant au moins deux heures après son utilisation. Ce délai est censé permettre aux particules en suspension dans l'air qui pourraient se trouver dans la pièce de se dissiper, estime Lauretta Gray.

Selon elle, il existe des systèmes de filtration et d'évacuation de l'air qui pourraient réduire le délai d'exécution à moins de 20 minutes. Toutefois, cet équipement est très dispendieux et n’est pas vraiment disponible en cette période de pandémie.

Avec les informations d’Alicia Bridges

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