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Une « prime COVID-19 » pour les travailleurs de la santé en première ligne

Une membre du personnel médical vêtue d'une jaquette et d'un masque lit un document devant une voiture à un centre de dépistage du coronavirus au volant.

Les professionnels de la santé qui travaillent plus de 10 heures par mois recevront notamment une prime mensuelle de 250 $.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Le gouvernement de l'Ontario annonce une prime de quatre dollars l'heure pour les travailleurs de première ligne pendant la pandémie. Les employés de services clinique et ceux de soutien seront admissibles à ce bonus pour les 16 prochaines semaines.

Cela concerne notamment les employés des foyers de soins de longue durée et des maisons de retraite, des refuges d'urgence, des établissements de santé et des établissements correctionnels.

Nous offrons aussi un paiement mensuel de 250 $ aux travailleurs qui font plus de 100 heures par mois pour une durée maximale de quatre mois, a ajouté le président du Conseil du Trésor, Peter Bethlenfalvy, lors d’une conférence de presse samedi.

Le gouvernement Ford a salué les actes quotidiens d'héroïsme de ces travailleurs, précisant que plus de 350 000 personnes seront admissibles à cette prime active depuis vendredi.

Le premier ministre a précisé que le gouvernement fédéral a joué un rôle massif pour rendre possible une telle augmentation salariale.

Il a remercié Ottawa pour son aide, mais a estimé que la province avait besoin d'un engagement soutenu.

Doug Ford espère par ailleurs que la prime permettra aux établissements de soins de longue durée d'attirer plus de personnel.

L'opposition demande à ce que la prime corresponde au début de l'état d'urgence

En réaction à cette annonce, le NPD a enjoint le gouvernement Ford de rendre cette prime rétroactive au jour où l'état d'urgence a été déclaré, soit au 17 mars. Pour Andrea Horwath, à la tête de ce parti en Ontario, il s'agit de reconnaître le sacrifice et le travail acharné des personnels en première ligne.

Même son de cloche de la part du syndicat qui revendique 60 000 professionnels de la santé en Ontario. SEIU Healthcare a exhorté à ce que ces augmentations temporaires deviennent permanentes, et que les travailleurs de première ligne obtiennent suffisamment d'équipements de protection individuelle.

Le chef du Parti libéral de l'Ontario, Steven del Duca, s'est aligné sur la demande de rétroactivité, et a estimé que les ambulanciers devraient recevoir ce fonds supplémentaire, ce qu'il a dit ne pas être le cas.

Plusieurs professions exclues de la prime

Plusieurs voix se sont élevées sur les réseaux sociaux pour évoquer cet oubli provincial.

Dave Wakely, président de la section locale 277 du syndicat des ambulanciers de Peel, considère cela comme étant un manque de respect.

Nous avons actuellement des membres qui travaillent dans des établissements de soins de longue durée, dans des refuges pour sans-abri en tant qu'ambulanciers paramédicaux pour effectuer des dépistages de COVID-19 et la plupart de nos appels finissent par nous faire amener des patients à l'hôpital, a-t-il expliqué à Radio-Canada.

Par ailleurs, M. Wakely mentionne que d'autres professions, dont les thérapeutes respiratoires, les sages-femmes,et les techniciens de radiologie, ne sont pas non plus éligibles au bonus.

Une porte-parole gouvernementale assure que le ministère de la Santé continuera de surveiller et d'examiner la politique associée à la pandémie salariale à mesure que l'épidémie de COVID-19 évolue.

Samedi, Santé publique Ontario a indiqué que les travailleurs de la santé comptent pour 13 % des 14 000 personnes contaminées par le coronavirus.

Le Québec a mis en place dès le début du mois d’avril des primes proportionnelles au salaire du personnel de la santé et les a prolongées pour le mois de mai.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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