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Facebook lance un nouveau service de vidéoconférence, un concurrent à Zoom

La moitié de l'écran est occupée par le visage de Mark Zuckerberg, qui se filme chez lui, et l'autre, par une image du nouveau service Messenger Rooms.

Capture d'écran de l'annonce par Mark Zuckerberg, diffusée en direct sur Facebook, lors du lancement de Messenger Rooms.

Photo : Facebook

Agence France-Presse

Facebook entend devenir le leader des plateformes de communication vidéo grâce à son nouveau service, Messenger Rooms – qui permet de retrouver ses proches dans des « pièces » virtuelles –, signe que la concurrence se resserre autour de Zoom, le logiciel de vidéoconférence vedette de cette période de confinement.

L'idée est de pouvoir faire un saut chez quelqu'un, a expliqué à l'Agence France-Presse (AFP) Mark Zuckerberg, le patron du géant américain, avant de présenter en direct ce nouvel outil sur son réseau, vendredi.

C'est conçu pour être spontané. Je peux juste garder une fenêtre ouverte, et des personnes que je n'aurais peut-être pas pris la peine d'appeler peuvent faire un saut par là, a-t-il détaillé. Je crois que c'est ce qui nous manque en ce moment.

Les personnes qui participent (jusqu'à 50 en tout) n'auront pas besoin de disposer d'un compte Facebook. Si elles n'ont pas l'application, un lien envoyé par une personne dans la réunion ouvrira une page sur leur navigateur Internet. Les appels dureront aussi longtemps que souhaité.

Le confinement et le succès de Zoom ont donné un coup de fouet aux groupes technologiques qui proposaient déjà des services similaires d'appels vidéo, professionnels ou personnels, comme Teams (Microsoft), Hangouts et Meet (Google) ou Facebook (Messenger ou WhatsApp, sans oublier les vidéos en direct sur Instagram).

La bataille des salons virtuels

Pendant sa conférence en ligne, Mark Zuckerberg a passé en revue les trois usages principaux qui ont explosé à la faveur des mesures de distanciation sociale : les appels vidéo, la vidéo en direct et les salons vidéo, popularisés par Zoom.

Une conversation vidéo, sur un ordinateur, entre 36 personnes.

Zoom permet de discuter avec 50 personnes à la fois.

Photo : Zoom

À Facebook, nous couvrons tout le spectre. Nous avons déjà des services en tête de file pour les appels et la diffusion en direct, et bientôt, nous serons des leaders aussi des salons vidéo, a-t-il affirmé.

Les utilisateurs et utilisatrices de la plateforme pourront créer des « pièces » virtuelles, privées ou publiques, qui s'afficheront en haut du fil d’actualité. Les personnes connectées sur Facebook pourront ainsi voir quelles « pièces » publiques sont « ouvertes » et décider spontanément de passer voir un groupe de personnes ou une fête d’anniversaire qui se tient en ligne.

Je peux être installé dans mon canapé pendant le week-end et décider d'inviter mes amis dans la "pièce où-on-traîne-sur-son-canapé", a dit Mark Zuckerberg en plaisantant.

La nouvelle interface comportera des effets de réalité augmentée (oreilles de lapin ou visage d'extraterrestre, par exemple) ainsi que des arrière-plans immersifs, comme sur Zoom, mais à 360 degrés – pour donner la fausse impression qu'on se trouve dans une jungle, par exemple.

Des soucis de sécurité et de confidentialité

Ces dernières semaines, la plateforme Zoom a été très largement adoptée au-delà des entreprises. Les captures d'écran de mosaïques, montrant les petits visages de tous les participants et participantes à un appel, ont inondé les réseaux sociaux.

En quatre mois, la plateforme a atteint les 300 millions de participants et participantes à des réunions quotidiennes, contre 10 millions en décembre dernier.

Mais elle enchaîne aussi les problèmes de sécurité, des intrusions intempestives (baptisées « zoombombing ») aux fuites de données.

Facebook a assuré avoir construit des défenses solides contre ce genre de risques, envisageant la possibilité d'exclure des internautes ou de fermer la « pièce » virtuelle.

Même si la « pièce » est publique, l'intelligence artificielle servira de filtre : Tout le monde a des "proches" qu'il n'a pas forcément envie de voir débarquer. [...] Votre pièce apparaîtra sur le mur des personnes avec lesquelles vous interagissez régulièrement, ou celles auxquelles vous vous intéressez, a précisé Mark Zuckerberg.

Messenger Rooms sera mis à la disposition de ses quelque 2,5 milliards d'utilisateurs et utilisatrices dans le monde au cours des prochaines semaines, et Facebook a indiqué que les appels ne seraient ni écoutés ni regardés.

Des nouveautés pour Instagram et WhatsApp

Le groupe californien compte ajouter la possibilité de créer des « pièces » depuis ses applications Instagram et WhatsApp, et d'utiliser sa gamme d'écrans connectés Portal.

Il doublera aussi à huit le nombre de personnes qui peuvent participer en simultané à un appel vidéo sur WhatsApp, même si cela est plus compliqué techniquement, puisque cette plateforme est chiffrée de bout en bout (d'une personne utilisatrice à un autre, et pas seulement le logiciel en soi).

Plus de 700 millions de personnes prennent déjà part chaque jour à des appels sur WhatsApp et Messenger, soit deux fois plus qu'avant la pandémie.

Sur le front de la diffusion en direct – très utilisée sur Instagram par les artistes, humoristes ou gens qui donnent des cours en tout genre –, Facebook donnera la possibilité aux personnes organisatrices de rendre l'accès payant, pour « soutenir les créateurs, créatrices et services qui dépendent des interactions en personne ».

Facebook travaille en outre à l'ajout d'options sur son service de rencontres, pour avoir des rendez-vous amoureux virtuels avec des flammes sur Messenger.

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