•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Services sociaux : une baisse marquée des signalements au Nouveau-Brunswick

Jeune fille assise seule dans le noir.

Les signalements des cas d'abus ou de négligence sont en baisse depuis le début des mesures de confinement.

Photo : getty images/istockphoto / Giuda90

Sophie Désautels

Le ministère du Développement social du Nouveau-Brunswick note une baisse importante du nombre de signalements depuis le début du confinement imposé pour faire face à la pandémie de COVID-19.

Dans la province, le nombre d'appels est passé de 1227 en février, à 815 au mois de mars.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

C’est une réduction de 30 % des signalements qui correspond à celle que l’on observe habituellement en été, lorsque les écoles sont fermées.

À cause du coronavirus, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé la fermeture des écoles le 13 mars.

Une baisse préoccupante

La diminution préoccupe la ministre du Développement social, Dorothy Shephard, qui a demandé la mise sur pied d’une campagne sur les médias sociaux pour rappeler aux Néo-Brunswickois d’être vigilants et de ne pas hésiter à signaler au gouvernement de possible cas d’abus ou de négligence.

Les travailleurs sociaux sont, eux aussi inquiets. Miguel LeBlanc, le directeur général de l’Association des travailleurs sociaux du Nouveau-Brunswick, mentionne que certaines des plaintes sont fondées et permettent de venir en aide aux personnes vulnérables.

On sait qu’avec l’augmentation du stress, de l’isolement social, il y a une augmentation de la violence et que des personnes sont en danger, dit M. LeBlanc. Et c’est pourquoi on encourage le public, s’ils ont des préoccupations ou des inquiétudes, d’aviser le [ministère du] Développement social.

Miguel LeBlanc en entrevue

Miguel LeBlanc, directeur général de l’Association des travailleurs sociaux du Nouveau-Brunswick.

Photo : CBC

La situation est d’autant plus inquiétante lorsque l’on sait que la protection à l’enfance au Nouveau-Brunswick a fait l’objet de failles importantes, signalées dans deux rapports déposés l’an dernier.

Le rapport Savoury et celui du défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick, Norman Bossé, dénonçaient notamment un manque d’action de la part du ministère du Développement social dans des cas de négligence grave.

Travailleurs essentiels

Les travailleurs sociaux, qui sont considérés comme travailleurs essentiels pendant cette pandémie, continuent à offrir de l’aide à la population. Les interventions téléphoniques et par vidéo sont privilégiées.

Certaines continuent à se faire en personne, en respectant des normes d’éloignement physique pour protéger la santé du personnel et des familles.

Denis Savoie, directeur régional du bureau de prestation des programmes de développement social de la région du Restigouche, au Nouveau-Brunswick, affirme que des enfants ont tout de même été placés en famille d’accueil depuis le début du confinement. Mais la baisse des signalements demeure préoccupante.

On ne connaît pas quelles seront les conséquences pour la protection des enfants et des personnes les plus vulnérables à plus long terme, dit-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !