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Des CHSLD non conventionnés de Québec demandent d’être publics depuis 20 ans

Une personne aînée regarde par sa fenêtre de sa résidence.

Le Québec compte 412 CHSLD, en plus des résidences privées pour aînés.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

La directrice de deux CHSLD privés non conventionnés de Québec se réjouit d’entendre que le gouvernement Legault songe à rendre publics plusieurs centres pour aînés.

C’est une nouvelle extraordinaire, ça fait au-dessus de 20 ans qu’on souhaite faire conventionner nos établissements, affirme Nathalie Côté, qui gère les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) Jardins du Haut Saint-Laurent et Côté-Jardin.

Vendredi lors de son point de presse quotidien, François Legault a indiqué qu’il n'exclut pas une nationalisation des résidences pour personnes âgées.

Présentement au Québec, on retrouve les CHSLD publics, les privés conventionnés, les privés non conventionnés et les résidences pour aînés.

Selon Nathalie Côté, toutes les résidences qui ne sont pas conventionnées deviennent en quelque sorte les centres de formation pour les employés. Par la suite, ils tentent tous de décrocher un emploi dans le public pour de meilleurs salaires et un fonds de pension.

Pour nos résidents, ça voudrait surtout dire une plus grande stabilité, et c’est ce qu’on espère tous, ajoute-t-elle.

Nathalie Côté avec un foulard noir et un manteau foncé. Elle parle devant un micro.

Nathalie Côté, directrice générale des CHSLD Jardins du Haut Saint-Laurent et Côté-Jardin, milite pour ses établissements deviennent conventionnés.

Photo : Radio-Canada

Tous les CHSLD pourraient être publics

Radio-Canada a dévoilé vendredi matin, avant la conférence du gouvernement, que le premier ministre Legault songe à rendre publics 40 CHSLD privés non conventionnés.

Mme Côté estime que la crise actuelle dans les milieux pour aînés a, en effet, ramené la question de la conversion vers le public à l’avant-plan.

Que ce soit privé ou public, il faut toujours travailler fort, travailler avec le gouvernement et nos employés, explique-t-elle. Nous, on a toujours demandé, et notre comité d’usagers aussi, qu’on devienne public.

Justement, la présidente du comité des usagers du CHSLD Jardins du Haut Saint-Laurent pense que l'adhésion au réseau public ferait toute la différence.

Avec tout ce qu’il se passe aujourd’hui, cette misère dans les CHSLD, il va falloir que le gouvernement trouve la façon pour réussir à aider nos personnes aînées, qu’elles soient en santé et nos familles heureuses, mentionne Rosanna Uresandi.

Rosanna Uresandi avec un manteau bleu et des lunettes de soleil.

Rosanna Uresandi représente les usagers d'un CHSLD privé non conventionné de Québec.

Photo : Radio-Canada

Elle précise que le milieu de vie qu’elle représente est justement comme une grande famille, mais que malgré tout, le roulement du personnel nuit à la stabilité qui pourrait être offerte aux résidents.

L’usager qui retrouve sa préposée, son infirmière, l’alimentation et l’entretien nécessaire, c’est ça qu’on veut. Pourquoi ne pas leur donner une chance de dire : "ah, je suis chez moi ici".

Rappelons que vendredi, le premier ministre a aussi annoncé qu’il allait accélérer le projet de maisons des aînés.

Le Québec compte 412 CHSLD - publics, privés conventionnés et non conventionnés - ainsi que près de 2000 résidences pour aînés, qui accueillent aussi des personnes autonomes et semi-autonomes.

Il existe aussi les ressources intermédiaires et de type familial qui offrent du soutien pour les personnes aînées.

Avec les informations de Pascale Lacombe

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