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Foyers pour aînés : le Québec et l'Ontario veulent plus d'argent d'Ottawa

Un militaire portant un masque devant un CHSLD.

Ottawa a accepté d'envoyer des centaines de militaires supplémentaires dans les habitations pour personnes âgées du Québec et de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Marie-Michelle Lauzon

Radio-Canada

Les premiers ministres du Québec et de l’Ontario ont réclamé vendredi plus de financement de la part du fédéral pour corriger le tir dans les foyers pour aînés, après que Justin Trudeau eut évoqué la possibilité que ces résidences soient régies par la Loi canadienne sur la santé.

Jeudi, le premier ministre du Canada avait déploré la situation dans les résidences pour personnes âgées de ces deux provinces au moment d’accepter leur demande d'une intervention des troupes canadiennes.

Au Canada, nos militaires ne devraient pas prendre soin de nos aînés, s’était-il indigné.

Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, on va devoir examiner comment on en est arrivé là, avait poursuivi le premier ministre, en évoquant des tragédies épouvantables, des scènes troublantes et des situations inacceptables.

Vendredi, Justin Trudeau a maintenu un tel discours, envisageant la possibilité que les résidences pour aînés passent sous le giron fédéral alors que la santé est une compétence provinciale.

Peut-être qu’effectivement on pourrait avoir une discussion sur si nos résidences d’aînés devraient faire partie du système de santé et [être] régies sous la Loi canadienne sur la santé, a-t-il dit en point de presse.

Une réflexion qui a fait sourciller François Legault tandis qu’il était interrogé à ce sujet lors de sa propre conférence de presse quotidienne.

Ottawa devrait avant tout augmenter sa part du Transfert canadien en matière de santé, a-t-il rétorqué.

On se rappelle que, quand le système de santé a été mis en place, le gouvernement fédéral en finançait 50 %. […] Aujourd’hui, le fédéral finance seulement 23 % des réseaux de la santé des différentes provinces, a-t-il déploré, après avoir levé les yeux au ciel.

Si j’ai une demande à faire à monsieur Trudeau, c’est qu’il revienne à 50 % et nous autres on va s’occuper de gérer le réseau.

François Legault, premier ministre du Québec

En Ontario, c'est aussi l'argent qui est en tête des priorités. Monsieur le Premier Ministre, si vous écoutez, on a besoin de votre aide pour financer les soins de longue durée, a lancé le premier ministre Doug Ford, aussi en conférence de presse.

Du côté du Bloc québécois, le chef a prévenu Ottawa qu’il devra demeurer dans ses champs de compétence pour prodiguer son aide aux provinces pendant la crise de la COVID-19. On n'est tellement pas dans un moment où on veut ajouter un conflit de juridictions par-dessus une crise sanitaire et économique majeure, a souligné Yves-François Blanchet.

Une demande de longue date

En 2017, Ottawa avait refusé d'augmenter les transferts en santé à un rythme de 5 % par année, comme le réclamaient les provinces, se limitant plutôt à un peu plus de 3 %.

Le député libéral Gaétan Barrette était alors le ministre de la Santé du Québec, il était donc présent à la table des négociations.

J'avais fait une bataille pour augmenter ce financement-là et j'ai reçu une fin totale de non-recevoir de la part de monsieur Trudeau et de monsieur Morneau, a raconté le député de La Pinière vendredi.

Aujourd’hui, si Justin Trudeau ne s'engage pas formellement à augmenter les transferts en santé, il ne ferme pas complètement la porte à cette possibilité.

Effectivement, nous allons faire partie des conversations, parce que le fédéral doit faire partie de la solution, et on va prendre ces conversations quand elles viendront, s’est-il contenté de dire.

Il y a plusieurs suggestions, plusieurs discussions qu’on pourrait avoir dans les mois à venir, a-t-il ajouté.

Pour l'instant, ma priorité, c’est de m’assurer qu’on est en train d’aider les gens qui souffrent aujourd’hui et demain.

Avec les informations de Louis Blouin

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