•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Le bénéfice, c’est qu’il y aura plus de temps pour prier », dit l’imam de Lévis

C’est le début du ramadan, dans un contexte très différent qu’à l’habitude.

Un coeur sur le coran

Le ramadan commence vendredi.

Photo : iStock

En cette première journée du ramadan telle que déclarée par la Table de concertation des Mosquées des villes de Québec et du Grand Lévis, l'imam Karim Elabed se veut malgré tout rassembleur. « On aura plus de temps à consacrer à notre spiritualité », affirme-t-il.

Lors d’une entrevue à l’émission C’est encore mieux l’après-midi, l’imam de la mosquée de Lévis poursuit en soulignant que la période de jeûne, notamment, ne sera pas plus difficile, d’après lui, malgré qu’il faille respecter les consignes de distanciation physique et sociale.

Les gens ont besoin de garder contact avec ce qui nourrit leur esprit, illustre-t-il. Le matérialisme, ça fait qu’on pense plus à nos besoins digestifs, alors que nous avons aussi des besoins spirituels.

Entrevue avec l'imam Karim Elabed

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

M. Elabed l’admet, le ramadan ne sera toutefois pas le même sans le réconfort d’être rassemblé en communauté, en grand groupe.

Les responsables de la santé publique font de leur mieux, ils agissent en bon père de famille. Mais, ils ont omis qu’il y a une catégorie de citoyens qui doivent vivre leur spiritualité de façon plus chaleureuse.

Déplacer les prières sur le web

Les rassemblements sont toujours chose du passé, en cette période de pandémie. C’est donc dire que la communauté musulmane vivra une rupture du jeûne plus solitaire, cette année.

Par contre, les périodes de prières seront diffusées, en direct, grâce aux réseaux sociaux.

Le Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) a annoncé une série de cyberactivités comme des conférences et des mémorisations du saint Coran qui auront lieu durant le ramadan.

Tous les détails sont accessibles sur le site internet du CCIQ.

On voit plusieurs plats colorés sur une table et une main qui se sert une part.

La rupture du jeûne ne pourra se faire ni à la mosquée ni lors de grands rassemblements cette année en raison des directives liées à la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

L’imam Karim Elabed confie que selon lui, les nouvelles technologies sont un simple réconfort. Il espère que les fidèles pourront trouver un minimum de contact autour d’eux, sans déroger des règles en vigueur.

Par ailleurs, la communauté musulmane n’a pas à se présenter à la mosquée, puisqu'elles sont fermées.

La prière, ce sera à la maison, chez soi, poursuit-il.

Pour venir en aide aux membres de la communauté qui font face à des situations difficiles ou qui sont inquiets, le Centre culturel islamique a d'ailleurs mis sur pied une cellule de gestion de la crise de la COVID-19.

Les fidèles peuvent aussi compter sur le contenu produit et partagé par l’Association des Étudiant(e)s Musulman(e)s de l'Université Laval à Québec.

Avec les informations de Guillaume Dumas

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Québec

Croyances et religions