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Port du masque : Québec publie une vidéo en prévision du déconfinement

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Le gouvernement du Québec a publié une vidéo qui montre comment bien porter un masque.

François Legault a continué de préparer le terrain vendredi en vue d'un déconfinement graduel au Québec. Le premier ministre doit présenter son plan au début de la semaine prochaine, mais une vidéo a déjà été publiée afin d'indiquer les bonnes pratiques à adopter quant au port du masque.

En plus de la vidéo où apparaît le Dr Alain Vadeboncoeur pour expliquer comment mettre et enlever le masque de manière sécuritaire, le gouvernement a également fait produire une brochure informative qui explique, en anglais comme en français, les bonnes pratiques. On y indique aussi comment confectionner un masque soi-même.

Ce n'est pas la semaine prochaine que ça va rouvrir, mais on va vous déposer la semaine prochaine un plan pour rouvrir les écoles, pour rouvrir les entreprises, a affirmé François Legault en conférence de presse. Des détails devraient être dévoilés lundi et mardi prochains.

C'est important par contre que les mesures dont on vous parle depuis longtemps restent; ça veut dire, entre autres, rester toujours à 2 mètres, donc à 6 pieds, des autres personnes, a précisé le premier ministre.

Et dans les cas où ce n'est pas possible, oui, on va recommander fortement de porter un masque, a-t-il ajouté.

Après avoir hésité à en faire la recommandation, notamment par peur d'en manquer et par crainte que la population ne s'en serve pas adéquatement, le gouvernement estime maintenant que le masque doit faire partie de l'arsenal de déconfinement des Québécois.

On ne peut pas attendre un vaccin, dit Legault

L'objectif est donc de redémarrer l'économie de la province tout en contenant au maximum l'intensité d'une éventuelle deuxième vague de contamination.

On a besoin que le Québec renaisse, a dit M. Legault, estimant qu'on ne pouvait se permettre d'attendre un vaccin pour le faire. Les spécialistes sont d'accord, ça va prendre 6, 12, 18, 24 mois avant d'avoir un vaccin.

Si on reste à la maison tout ce temps-là, certains vont avoir des problèmes de santé mentale, et on n'aura rien réglé, a expliqué François Legault.

Le premier ministre et le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, ont tous deux précisé que ce déconfinement serait suivi de manière très serrée.

Si, en ouvrant, on se rend compte qu'on est en train de se réchauffer et qu'on est en train de recommencer [une contamination], alors on va peut-être avoir à ralentir la cadence.

Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique

Mais c'est vrai qu'on ne peut plus tolérer cela, les pédiatres sont d'accord, a-t-il ajouté en parlant du confinement.

Vers une immunité progressive et contrôlée

Le Dr Arruda a par ailleurs rappelé qu'en plus de la relance économique, le déconfinement doit servir à atteindre un certain niveau d'immunité dans la population. C'est-à-dire qu'un certain nombre de personnes doit contracter la COVID-19 et y survivre pour ensuite freiner la transmission communautaire.

Ce processus doit toutefois avoir lieu de façon très progressive, a-t-il indiqué. Il y a un dosage, on rouvre certains secteurs avec des personnes qui ne sont pas nécessairement à risque. [...] On y va en fonction d'une gestion du risque.

Si ça circule trop, on ne voudrait pas se retrouver dans une situation, par exemple dans la région de Montréal où actuellement il y a plus de transmission, où les hôpitaux [pourraient avoir] de la difficulté à prendre soin des patients, a-t-il expliqué.

Donc, ça ne veut pas dire que le jour où on fait le déconfinement, tout le monde se retrouve avec des soupers le dimanche avec grand-papa et grand-maman et le bon rôti de bœuf. On a tous le goût de ça bientôt, mais on n'est pas encore rendus à la phase intensive.

Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique

Jeudi, le Dr Arruda avait estimé que la proportion d'immunisation se situait autour de « 5 à 10 % », en précisant qu'elle était probablement plus élevée dans la région métropolitaine et à Laval qu'elle l'est au Bas-Saint-Laurent, par exemple, où le virus n'a presque pas circulé.

Or, il faudrait idéalement atteindre une proportion allant de 60 % à 80 % pour éviter l'éclosion d'une nouvelle épidémie et assurer une certaine immunité de groupe, avait-il observé.

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